29.10.2009
Mon père n'est pas mort à venise : pressbook
Mon Père n'est pas mort à Venise
Sophie Poirier
Ana Éditions
ISBN : 978-
EAN : 9782915368086
14 x 21 cm, 100 pages
12,00 euros
° Critique de Liliba sur son site Les lectures de lili
"(...) J'ai beaucoup aimé suivre cette femme qui fouille dans le passé de son père, qui cherche à comprendre, à canaliser l'angoisse, à répondre aux questions non formulées. J'ai également retrouvé avec grand plaisir ton écriture fine et sensible, mais plus maîtrisée, plus construite que dans ton premier ouvrage. On sent que tu as mûri, grandi et je pourrais même dire que par ce livre, on comprend tout de suite qu'on a à faire à un vrai écrivain, et non pas à une jeune femme qui aurait juste eu le coup de bol d'être choisie pour un premier ouvrage, et qu'un seul. J'ai trouvé dans cet ouvrage un humour qui répond tout à fait à ce que j'aime, j'ai souvent souri ; j'ai aimé cette femme et les mouvements et bruits des trains, j'ai adoré le détective, et la fin est si belle... Bref, un très beau moment de lecture ! Merci encore Sophie !"
° Critique de Léon Mazella sur son site kallyvasco
À bord du père fantôme
Le second roman de Sophie Poirier règle les comptes avec ces pères, jeunes "adultes en chantier" en 68, devenus matznéviens, comme on a pu être hussard ou mao. De ces pères libertins et désinvoltes, amateurs de chair fraîche, cyniques et finalement pathétiques, que le destin –appelé justice par les médisants au regard torve-, rattrape un jour ou l’autre. Ils ont négligé les enfants qu’ils ont faits avant de mûrir, et à côté desquels ils sont passés, préférant courir, égoïstes au cœur d’artichaut sec, après des chimères pour pub Lolita de Lempicka. C’est la fille de l’un d’eux qui parle. Sans concessions. Avec la douleur en elle et au bout du stylo, comme des hameçons plantés au cœur et à la lèvre.
Sophie Poirier nous avait déjà donné La libraire a aimé. Là, elle se lâche avec un bref roman admirablement construit, aux accents que je persiste à trouver durassiens, enrichi d’une écriture plus serrée encore, plus sûre, plus dense et sachant rebondir d’une idée l’autre ; à la manière d’un chat. Sujet : le père, encore jeune, n’en finit pas de mourir, sur sa chaise roulante. Sa fille Marianne va avoir quarante ans. En visite chez lui, elle « tombe » sur un carnet contenant une liasse de coupures de presse faisant état d’étranges disparitions de jeunes femmes. Le doute l’étreint. Elle engage un détective pour savoir, davantage que pour faire la lumière, sur une possible et innommable horreur. Stop…
Comment se construire à l’ombre d’une telle image du père, de l’homme, lorsqu’on est une fille qui porte le prénom du premier amour de papa, et que l’on est devenue femme, puis mère? Sophie Poirier a le tact de ne pas tirer sur l’ambulance. C’est un cri d’amour qu’elle pousse, mais avec une infinie pudeur, le cri d’une qui veut comprendre. C’est un long cri poignant. Car elle en est là : « Avec la peur des hommes. Un manque de confiance impossible à combattre. »
Alors Marianne fout le camp à Venise. Pas pour provoquer en duel, et Byron et Casanova. Pour ne plus voir dans la glace, au creux de son visage, « ces minuscules stries, la vie d’avant (...) les rêves, les promesses, les illusions. » Elle y fera le point. Sur elle –pour s’en sortir. Et sur ces pères inachevés. Au lieu d’attendre fébrilement un seul mot d’amour, le mot gentil, la fierté qui viendra, ou pas, de la part du père, ce modèle, elle accuse une génération perdue, victime d’une certaine insouciance de vivre. « Autrefois les hommes, et la solidité des métiers, organisaient la vie de tous. Puis ils sont devenus les premiers chômeurs, les premiers divorcés, et maintenant les premiers à mourir, nos pères se désagrégeaient, incapables de montrer la route. » Il est terrible, ce roman. Et Sophie Poirier, terriblement juste.
° Article de Christine Jeanney sur le site Pages à Pages
« Au commencement, il y a toujours nos pères.Celui-ci aimait les vieilles choses, les brocantes, les oublis sur les poubelles, les livres de Modiano écrits avec des réminiscences, les énigmes de vies aperçues dans des agendas de 1952 trouvés par hasard, les musiques qui craquent, les tableaux sans signature un peu croûtés. Il organisait la décoration avec des bibelots et des restes de la vie des gens, achetés aux puces le dimanche. »
Le père de Marianne est impotent, immobilisé dans un fauteuil roulant. Il a chargé sa fille de trier ses livres, ses souvenirs, ses papiers. C’est lors de ce rangement qu’elle trouve un carnet à spirale à « couverture noire. Le genre de carnet qui ne doit pas tomber entre toutes les mains ».
Il est rempli d’articles découpés dans des journaux, uniquement des photos de jeunes filles, avec la mention Avis de recherche ou Portée disparue. Marianne engage alors un détective – « Marc Devin. Devin, pour un détective, c’était bien. Il y a des gens qui coïncident avec leur nom de famille » – car elle a besoin de savoir ce que sont devenues ces jeunes filles. Pourquoi son père a-t-il réuni ces coupures de presse ?… Et s’il les avait tuées ? « Marc avait un doute quant à sa capacité à mener une enquête de cette sorte. Il ne parlait d’ailleurs pas d’enquête, lui. Il disait Intervention, il expliquait : en ce moment j’interviens sur telle affaire. Ce mot, comme pour les réparateurs de photocopieurs, lui semblait plus adapté à la situation. »
Le travail de Marianne l’oblige à voyager constamment en train. La construction du livre suit ce déplacement, avec des titres de chapitre en forme de consigne de sécurité, comme « Les voyageurs sans titre de transport sont priés de se signaler », ou « Tout bagage non marqué sera considéré comme abandonné » C’est une sorte mouvement vers l’avant, inéluctable, qui pousse Marianne en direction de son père d’abord, de Marc Devin ensuite, puis de toutes ces filles pistées, esquissées, retrouvées… Jusqu’aux pères multiples de ces filles enfuies.
Ces pères « avaient quelque chose des ogres. Celui du Petit Poucet, c’était ses propres filles qu’il tuait, trompé par la couleur des bonnets. Des pères mangeurs d’enfants, des hommes consommateurs de jeunesse »
Questionnant une génération, celle des pères des années 70, Sophie Poirier oscille entre constat désenchanté et pèlerinage. Son personnage, Marianne, doit s’entretenir avec la figure du père, en pointer les contradictions.
« Dans le film, le vieil homme s’éteignait seul sur sa chaise, écrasé par le soleil. À Venise. En réalité, il n’y avait ni plage, ni ville italienne, ni beauté. Beaucoup mourraient à l’hôpital, dans une chambre blanche, avec autour des enfants perdus. »
C’est un livre court, très personnel que nous offre ici Sophie Poirier. Avec ses portraits de personnages, son style délicat et dénonciateur, Mon père n’est pas mort à Venise possède un charme indéniable. Des blessures et des espoirs s’y mêlent, entre « train fantôme » et « Porte ouvrant sur la voie »…
° Un lecteur : R.B.
"Je me suis régalée de ce nouveau livre de Sophie Poirier, je n'ai pas pu le lâcher. Tout d'abord l'idée excellente pour évoquer tant de personnages, très bien écrit comme pour le précédent. De l'humour pour dépeindre par exemple le détective Marc Devin, de l'ambiance ; j'ai également aimé comme elle règle ses comptes avec les pères, ce qui n'est pas habituel. Son livre est original comme le précédent mais celui-
19:14 Publié dans Mon père n'est pas mort à Venise | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sophie poirier, mon père n'est pas mort à venise, ana éditions
03.09.2009
Le sentiment de Bomarzo
Le sentiment de Bomarzo est une nouvelle écrite cet été pour le magazine Causette.
Il vient de sortir en kiosque (septembre-octobre 2009)
Le sentiment de Bomarzo est un sentiment inventé, et inspiré d'un lieu étrange et ancien. Un jardin italien peuplé de statues gigantesques, daté du 16ème siècle et redécouvert dans les années 1960.
Il y avait dans le village du Sud où j'étais (il y a encore quelques jours : Argh !), une exposition de photos datant de cette re-découverte des Monstres de Bomarzo, en Italie. Quelques jours plus tard, je trouvais dans un vide-grenier un livre (épuisé… je l'ai payé 5 €… vrai trésor donc) avec les photos de ce monsieur photographe Glasberg et des textes de Pieyre de Mandiargues.
Ce jardin-là avec ses sculptures géantes aurait eu pour vocation d'entourer un tombeau d'amour, celui de la "belle" italienne aimée par le Duc Orsini…
Tout ça s'est donc mélangé dans ma tête, donnant le titre à la nouvelle et j'ai fait de ce Sentiment de Bomarzo un état à la fois fou et mélancolique, celui qui envahit une jeune femme à la sortie de l'école. Elle attend son fils, regarde sa vie, et rejoint un homme assis sur un banc…
L'illustration de la nouvelle est parfaite. Et j'adore quand des images apparaissent à côté de mes phrases…
10:04 Publié dans Mon père n'est pas mort à Venise | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : sophie poirier, mon père n'est pas mort à venise, causette, bomarzo
28.08.2009
Réflexions d'un matin d'été
C'est la rentrée littéraire : au moins autant de lignes consacrées au "phénomène" que sur les livres.
C'est ici qu'on mesure aussi les 2 mondes : l'Édition… et la petite édition.
J'envie (oui c'est de l'envie, oui, je sais c'est moche comme sentiment) ceux qui écrivent et qui ont la place d'exister (1/4 de page dans le Monde des Livres).
Si l'instant Rentrée renvoie à cette problématique de la communication, du paysage et de la place qu'on y occupe (ou pas), invariablement il ramène l'auteur débutant à sa propre légitimité, à son talent ou non, à son travail.
D'où les questions suivantes (entre autres) : est-ce que mon livre à moi a du sens ? Mérite-t-il des lecteurs ? Pourquoi lui et pas moi ?
Être publié est un vide quand les lecteurs n'existent pas, un vide encore plus fou que gribouiller dans son coin.
Vous pouvez mettre haut le courage de l'écrivain, il n'empêche que son livre à la Une du Monde des Livres doit procurer un frisson de plaisir incomparable, et cet amour reçu sur papier journal doit donner des élans comme on a des ailes quand on est amoureux.
Celui qui crée et qui montre, qui met sous le regard des autres, demande un accord à vivre, à être de cette façon qui lui est particulière. Il ne faut pas croire ceux qui disent le contraire.
On s'arrange avec les silences pourtant, les amoureux aussi connaissent des chagrins et des indifférences, mais quand même recevoir la passion…
Avec l'été qui s'en va, et toutes ces rentrées à vivre, on voit bien qu'il y a tant à faire et les souvenirs à ranger.
J'ai aimé beaucoup encore tous ces jours, et au milieu il y a eu des phrases : les doutes de Camus, le beau roman "Sur le sable" de Michèle Lesbre, une blague racontée avec maestria par un petit garçon (Un jour, on a tous été nés, enfin, tu vois, nous on a toujours été nés. Sauf un qui a pas été né. Qui ?… Le poisson pané !), les confidences au milieu des fêtes, et puis un "Mon amour" inoubliable… Mes ailes à moi.
11:19 Publié dans Mon père n'est pas mort à Venise | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : mon père n'est pas mort à venise, sophie poirier, rentrée littéraire, ou pas
21.08.2009
Nouvelles pages…
Voilà, après l'aventure de La libraire a aimé, c'est le moment du deuxième livre : Mon père n'est pas mort à Venise.
"Marianne découvre parmi les archives de son père un étrange carnet. Il contient des pages entières d’avis de recherche découpés dans des journaux. Avec ces filles perdues qu’il faut bien retrouver, cela devient aussi l’histoire de Marc, le détective engagé par Marianne.
Et puis il y a les pères, partout. Comme des ombres inquiétantes.
Ces pères qui ont traversé 68 et qui n’ont transmis à leurs enfants, pour se défendre, qu’un certain goût pour la liberté…"
Sortie en juillet 2009, chez ANA ÉDITIONS.
14:51 Publié dans Mon père n'est pas mort à Venise | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note | Tags : sophie poirier, mon père n'est pas mort à venise, ana éditions, la libraire a aimé
18.05.2009
La libraire a aimé
(ceci n'est pas un billet d'humeur, mais une page "communication" qui se remplit au fur et à mesure…)
La Libraire a aimé, de Sophie POIRIER
Editeur : Ana Éditions - ISBN13/978-2-915368-07-9 / Sortie le 25 avril 2008

Dernière de couverture :
Deux libraires, Paul et Corinne prennent un whisky tous les jours à 19h30 à la terrasse du même café. Ils parlent de livres, et chacun repart de son côté, se séparant par un simple « à demain Paul ? À demain. »
Pourtant un soir Paul ne vient pas, il ne viendra plus jamais.
La disparition de Paul, sans explication, laissera Corinne dans le vide des mois entiers. Elle réalise qu’elle ne sait rien de lui, que sans doute aussi elle s’était contentée de conversations littéraires.
Puis une exposition de photos prises dans une morgue avec un « visage de mort » qui pourrait être celui de Paul. Elle considère alors que ne pas savoir la vérité reviendrait à rater sa vie…
Au milieu des pistes à suivre : le photographe et ses cadavres, Paul Auster et sa femme, un oncle faussement russe et son fidèle nain, une vielle anglaise collectionneuse d’objets cassés, une ville du Sud, New York, la Provence, la mer…
Coup de coeur CHEZ LES LIBRAIRES :
° Librairie La mauvaise réputation
° Librairie La machine à lire, Bordeaux (33)
° Librairie La Maison Tacchella, Roussillon (84)
° Librairie L'espace Livres, Gradignan (33)
° Librairie Aux vents des mots (13)
ON EN PARLE à la radio :
°France Bleu Gironde : le 26 mai à 9h50

ON EN PARLE DANS LA PRESSE :
° Sud-Ouest article le 2 octobre 2008
° Lettres d'Aquitaine, octobre 2008 : note de lecture d'Alexandre Piboyeux.
LES RENCONTRES :
° La fête du livre, Soulac les 26 & 27 avril 2008
Ma première participation en tant qu'auteur. Mon livre est sorti 10 jours avant. Soulac est au bord de l'océan. J'ai trouvé ça parfait comme début. Je me souviens d'une grande émotion avec la lecture à voix haute des premières pages par Huguette. Je me souviens aussi qu'Eric Holder était présent, il m'a acheté mon livre après l'avoir emprunté pour en lire quelques lignes. Je me souviens d'une petite jeune fille à qui j'ai raconté le début, parce qu'elle avait oublié ses lunettes et ne pouvait pas feuilleter les livres…
° Salon du livre et de l'artisanat, Parentis-en-born (40) Je rencontre en vrai Franck-O Laferrère qui écrit dans la revue sur le net Strictement Confidentiel. Parisien, il a écrit la pièce Suspendus, jouée par une troupe de théâtre Label etoile qui vit dans les Landes.
° Librairie La Maison Tacchella, Roussillon (84) : sélection des libraires & Dédicace le 14 août 2008

La Provence, 13/08/08
° Maison des femmes, Bordeaux : "La libraire a aimé, la charcutière aussi." Lectures…
° Lire en Poche 4&5 octobre 2008 : dédicace sur le stand de L'Espace Livre
Mon récit de ces 2 jours intenses…
° Dans le cadre du Prix Lisez Genès, le 6 février 2009 je rencontre les élèves de Madame Cornet, première L. (Lycée Saint-Genès, Bordeaux)
° Lecture à La Machine à Lire, vendredi 13 mars 2009

° Dédicaces sur le stand de La Mauvaise Réputation aux Escales du Livre (Bordeaux)

Je raconte ici et surtout là le rendez-vous bordelais !
°
Dédicace à L'Espace Livre, Gradignan (33) le 16 mai 2009
dans le cadre de la manifestation L'Aquitaine se livre
ON EN PARLE SUR INTERNET :
Une longue chronique sur Pages à Pages : "(…) Le point de départ est ce couple, assis à une terrasse. Il faudrait que le point d’arrivée soit le même… ? C’est toute l’incertitude qui va planer sur le dénouement de la Libraire a aimé. (…)"
La lettrine : parmi ses découvertes
Lectures et autres
"(… )Cela faisait beaucoup de choses qui attisaient ma curiosité, et quand il a atterri dans ma PAL... Je l'ai lu d'une traite...
Je suis certaine qu'il plaira à plus d'un et plus d'une de la blogobulle des lecteurs/lectrices...
Une libraire remplit sa vie de livres, de lectures, et en parle tous les soir avec Paul, lors de leur rendez-vous de 19 heures.
Leur relation se résume aux discussions qu'ils tricotent autour de leurs lectures, et ils s'offrent ainsi mutuellement un petit moment privilégié dans leurs journées pas si bien remplies que ça...
Seulement voilà, un jour, Paul le lecteur disparait, et Corinne la lectrice se retrouve en face de l'absence. Elle se sent abandonnée, triste, meurtrie, puis perdue... L'idée de la mort pointe... Il faut qu'elle sache... Elle doit le retrouver...
Nous lisons cette quête de lectrice pour un lecteur avec avidité. Pour retrouver sa trace, la libraire prend comme fil conducteur ce qu'elle sait de cet homme : les livres qu'il a lu. Ils la guideront tout le long d'un voyage plein de rencontres inattendues, cocasses ou drôles.
Elle croisera même Paul Auster accompagné de sa femme dans une rue de New York...
Notre détective aux méthodes intuitives de lectrice retrouvera-t-elle son beau lecteur disparu ?
Je ne vous le dirais pas !
Par contre, je ne peux pas m'empêcher de vous révéler que durant sa folle quête, la frontière entre le goût de lire et le goût de vivre lui sera devenue palpable...
"Elle n'avait jamais voyagé. Les livres suffisaient à remplacer les kilomètres et c'était un univers en soi à chaque chapitre commencé. Elle savait des tas de choses sur le monde et sur les hommes entre eux. Mais rien ne remplaçait le fait d'y être, ce mouvement initié vers des ailleurs, et vers lui."
Un bien joli roman, que je recommande sans modération !
D'ailleurs, j'en fais un livre voyageur.
Mary Dollinger "Un premier roman est toujours une épreuve angoissante, sans parler de l’attente insupportable lorsque le livre est enfin lâché. Sophie Poirier peut dormir sur ses deux oreilles (pas facile j’ai essayé, elle est douée elle arrivera), son premier roman est une parfaite réussite. Dans un Français qui m’enchante, pas un mot de trop, pas une lourdeur, avec une prose ciselée, elle nous offre exactement soixante et onze pages de bonheur. (...)"
Wafa, une fille mode
Lili et ses lectures "(...) Vous ne saurez pas la suite, pas avec moi tout du moins ! Je vous engage à lire au plus vite ce délicieux petit roman, empreint de poésie, de nostalgie et d'un immense amour pour les livres et les hommes. Une très jolie histoire menée avec délice par la plume très fraîche de Sophie Poirier. Un premier roman qui donne envie de lire à nouveau cette jeune auteur prometteuse !"
Lecture de Miss Zen
"Un tout petit livre qui me parle avec une douce mélancolie du bruit du bonheur quand il s’en va, du vide qu’il laisse…Laissez-vous bercer par le rythme des phrases, par le mystère de l’histoire, pas la chaleur des personnages. Offrez-vous une petite pause dans la grisaille de l’hiver et évadez-vous avec quelques amis qui en valent la peine."
Nathalie Salvi, sur son blog clopinclopan
"Tenez, parfois la "besogne" aurait même du bon. Un jour, elle vous conduit vers une autre auteure. Toutes les deux, vous échangez vos livres déjà publiés, comme ça, spontanément. Et c'est beau. C'est beau et bon à la fois. C'est comme ça que j'ai croisé Sophie. Comme ça que j'ai lu La libraire a aimé. Je pourrais ne pas vous parler de ce livre. Sophie ne m'a rien demandé et je n'attends rien non plus. Notre partage est un simple partage entre auteures. Oui, mais il se trouve que j'ai aimé La libraire a aimé, alors je vais le dire, je ne vais pas me gêner. En SFFF, La libraire a aimé serait classé "novella" (moins de 200 000 signes) mais en littérature générale, on ne fait pas de distinction de ce genre. La libraire a aimé est donc un roman court. Un roman court très harmonieux. Pas un mot de trop. Aucun mot ne manque. Le charme a opéré tout de suite. Est-ce l'histoire originale, le style poétique ? Est-ce la sensibilité de Sophie ? C'est un tout. Oui, je pense que c'est un tout qui fait que j'ai refermé ce livre avec respect et émotion."
Léon Mazzella > son blog
"Le premier roman de Sophie Poirier, « La libraire a aimé » (Ana), est savamment construit sur une idée originale : un homme, Paul et une femme, Corinne, se retrouvent chaque jour à 19h30 à la terrasse d’un café pour parler des livres qu’ils lisent, en buvant du whisky. Peu à peu, elle devient secrètement amoureuse de Paul. Un jour, il n’est pas au rendez-vous. Elle s’aperçoit qu’elle ne sait rien de lui, même pas son adresse. L’angoisse s’installe. Elle part à sa recherche, jusqu’à New York (il m’a semblé que nous laissions Bordeaux), croise Paul Auster, interroge l’oncle de Paul –Franck, appelé Vladimir. Corinne erre mais ne désespère jamais. Je ne vous dirai évidemment pas si elle échoue à retrouver son lecteur de 19h30 ! Mais le ton, la subtilité des dialogues, une sècheresse durassienne, la sincérité qui se dégage de chacun des courts chapitres de ce petit livre, le rendent attachant comme une ficelle tressée au poignet… Prometteur."
Sur le blog de Keisha : Après un démarrage cahotique, la narration se fluidifie, les rencontres de Corinne défilent, on s'écarte un peu pour faire connaissance d'un autre personnage, on entrevoit une autre vie, une autre histoire, on revient à Corinne, à sa quête de Paul. Premier roman prometteur, très doux, plein de délicatesse.
Sur le blog de Laure Et lisez aussi les commentaires ;-)
"(…)Je croyais que ce livre parlait de livres. En fait pas tellement. Il est surtout la quête de plus en plus fantaisiste de Corinne vers cet homme qu’elle aime. Le début m’a beaucoup plu, et l’intrigue vous attire … mais la quête est trop imaginaire pour moi, trop fantaisiste.(…)"
Sur le blog de Cécile Quoi de 9
"J'éprouve quelques difficultés à parler de ce livre pour diverses raisons. En voici deux.
La première est que même si je ne connais pas physiquement Ficelle, je suis virtuellement en contact avec elle depuis quelques mois et, dès lors, l'exercice est un peu différent de ceux auxquels je peux me livrer habituellement.
La deuxième est que, pour des raisons très personnelles, ce livre résonne en moi de façon un peu douloureuse.(…)"
Sur le blog d'Aifelle
"J'ai beaucoup aimé ce petit livre en demi-teinte, délicat, léger, qui dit beaucoup de choses sans en avoir l'air sur l'amour, le lien, la vie, la solitude.(…)"
Sur le blog de Katell
"(…) Un petit bonheur vivifiant, une bulle dans laquelle on se prélasse le temps de la lecture, un moment ou des longs instants lorsque l'on ne veut pas arriver trop vite à la fin....la dégustation a du bon!"
Sur le blog de Véronique
"(…)Légèreté , douceur , délicatesse , demi-teintes sont des mots qui reviennent souvent dans les billets que j' avais lus à son sujet et oui ... c'est tout à fait ça ! Je rajouterai fantaisie mêlée à une sorte de mélancolie et une vraie personnalité aussi ..."
Certains m'ont écrit :
"Alors ça y est, je l'ai lu !
ça faisait longtemps que je voulais le faire mais j'attendais...Je l'ai acheté à Gradignan, il y avait un petit panneau qui annonçait que c'était écrit par quelqu'un du "cru".
Bizarre comme réaction cette attente : c'est comme de savoir qu'il y a quelque chose qui te fera plaisir quelque part mais de ne pas le toucher tout de suite pour en profiter plus longtemps. Un peu comme tu le décris dans le bouquin, se préparer...l'attente quoi !
J'ai passé un très bon moment. Je suis contente. j'avais peur de ne pas aimer, de ne pas accrocher.
Merci pour ce délice
J'attends le suivant et je pense que je ne suis pas la seule."
Véronique L.
"... je déguste le livre comme on boirait un thé subtil et raffiné, par petites gorgées doucement savourées.
J'adore ... "Je vous imaginais plus jeune, mais moins jolie. Vous n'avez pas la voix qu'il vous faut. Il y a des gens comme ça..."
Voilà, et alors à cause du livre, j'ai raté ma station de métro ce matin...
Grâce au livre donc, j'ai raté ma station de métro, et comme ça, au lieu d'arriver tard, j'ai pu arriver encore (un peu) plus tard...
Et alors, chemin faisant sous ce ciel tout gris, je pensais qu'à un moment de la journée, je le dirais
Oui, décidément, j'adore ce livre."
Fabrice B.
" Aussitôt, l'objet-livre m'a plu. Le titre, attire, attise...L'image, très graphique, claire et énigmatique.
Alors j'ai lu la 4ème de couverture -forcément on la lit- mise en bouche qui en dit long, avec sa liste de "passagers". Sophie Poirier arrive à intriguer, sans prétention.
Et ce format, ce petit ouvrage, pourquoi ?
Le livre montre le questionnement de l'auteur qui suscitera le questionnement du lecteur.
Cette impression d'attendre ensemble, elle et moi, c'est ce qu'elle appelle "l'embarquement" .
Dans une langue qui parle.
Ici l'absence se raconte comme un recentrage sur soi qui engendre un parcours à faire, un parcours obligé.
Et bien sûr, le personnage qui bouge, se cogne à des vies, comme au théatre : Acte I : le photographe Acte II : l'oncle Acte III : New York Acte IV : Sud.
Dans chaque acte, l'amorce d'un autre livre dans le livre...les pistes. Sûr qu'il y aura d'autres écritures, une trame est mise, de fils si fort tendus, si savoureux. On les attend.
Sophie Poirier dit la magie de l'écrivain :
- " Il fallait de l'imagination pour sauver les apparences et ça, c'était le boulot des écrivains..."
mais aussi sa prudence (sa peur ?) :
- " ça ne valait pas la peine d'en faire un livre... se méfier de cette habitude à mettre du relief et de la beauté là où il n'y avait rien ou pas grand chose..."
Mais dans "la libraire a aimé" il y a énormément !
Quelle générosité d'offrir tant au lecteur, celui qui ne lit pas trop, qui a un peu peur des livres, qui ne côtoie pas la littérature... les autres se régalent aussi."
Christiane R.
"Sophie, je n'ai vous ai parlé que trois minutes, en dire plus vous aurait gêné, mais la grâce, dans l'écriture, on l'a ou l'a pas, de mon point de vue de lecteur, je sais cela, et je sais donc que la grâce vous l'avez. C'est magnifiquement rassurant, de trouver une écriture comme la votre, au hasard, d'un livre, d'un éditeur que je ne connaissais pas.
En plus, j'ai vu de loin que vous en signiez beaucoup, les gens allaient vers vous. C'est bien."
Serge J.
"bravo !une zone descriptive (la ville)
fine,délicate,angoissante
une zone emotionnelle
très belle description d'un acteur perdu dans ses rythmes cyclotimiques
et une dernière POETIQUE formidable incluant des rimes
dans des paragraphes
j'ai découvert unlivre riythmé ,écrit dans un français égal à la rage et aux soins que vous avez voulu nous offrir
cela n'a pas du etre facile mais il n'y aaucune raison que ce premier ne fasse pas des petits
encore bravo"
bacques
17:00 Publié dans presse La libraire a aimé | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : la libraire a aimé, sophie poirier, ana éditions, presse, journaliste si tu m'entends
06.04.2009
Nourritures terrestres
Depuis jeudi dernier, j'ai beaucoup mangé de nourritures spirituelles :
Une visite au CAPC (qui fut un haut lieu de l'Art contemporain à bordeaux) où j'ai vu l'expo Opéra Rock de Jean-Luc Blanc.
Vous dire que c'est une expo de qualité du point de vue de l'art contemporain, je ne sais pas. Par contre, pendant que je me promenais au milieu des couloirs noirs des choses me sont venues à l'esprit, des questions, des impressions. Ce qui suffit en soi à en faire une bonne expo. Ce que j'aime c'est cette question qu'il pose : "Peut-on faire le portrait d'une image ?"
Vendredi, fin de lecture d'Emmanuel Carrère. J'ai déjà écrit ici le bouleversement.
Samedi : je vais faire la promeneuse au Salon du Livre. Voir Stéphane Héaume, rencontré il y a 3 ans en Provence, et qui m'avait offert 2 de ses livres. La dernière fois que nous avions parlé, avant que mon livre soit édité, il m'avait dit "tu comprends ça, toi, puisque tu écris". C'était important, tout à coup, un auteur qui me parlait comme si j'étais aussi un auteur. Je lui offre le mien, on se fait des bises.
Dans la même journée, une discussion avec une amie, au sujet de la légitimité. Qui rejoint le "comme si j'étais un auteur".
Je lui explique que j'imaginais qu'au fur et à mesure, la légitimité viendrait, que cette impression d'être un usurpateur disparaîtrait . Que non, il n'y avait rien à faire. C'est là, en soi, ça ne bouge pas.
À côté de moi, en terrasse sous les platanes, des auteurs "parisiens"… L'accent est pointu, on évoque Gallimard, Buenos Aires, Bordeaux où on vient pour la première fois. Il y a une assurance à être, que je n'ai pas. Plus tard, une jeune fille dit à son ami "On les reconnaît les écrivains. Ça se voit sur eux." Moi, je suis assise à côté d'elle.
J'enfile peu à peu mon costume d'auteur provincial.
On me parle de Pessoa. On m'explique son histoire, ses hétéronymes, son nom qui signifie Masques.
Winschluss est sur le stand ce samedi (et non dimanche comme prévu), je n'ai pas mon exemplaire de Pinnocchio avec moi.
Dimanche. Ça y est, je marche vers le quartier sainte-croix, j'ai préparé mon "tract" et je respire pour enlever le trac.
Une fois assise derrière ma petite table, façon paquet de lessive sur son rayon, je n'ai plus peur.
Je suis bien entourée : des faiseurs d'images joyeux, Charb qui dédicace. Au-dessus de ma tête, une affiche de la résistance anti-sarko qui s'organise (dessin de Charb). J'aime bien être là, sur ce stand de La mauvaise réputation. Plus tard arrivera une ancienne actrice de porno, tatouages dans le dos (c'est surtout ça que je vois d'elle).
Il y a du monde surtout entre 15h30 et 17h. Juppé ne s'est pas trompé, c'est à cette heure-là qu'il dédicace son histoire de cerises. Je croiserai plusieurs fois Olivier Adam, comme un marin perdu sans bateau…
Des discussions, des rencontres. Je fais une bise à Sylvie, bloggueuse de Lectures et autres qui a fait de mon livre un livre qui voyage. On ne se connaît pas, pourtant à son sourire, je la reconnais.
À 18h, je file, façon Cendrillon à toute vitesse, pour aller voir jouer Dominique Blanc. Le texte de La douleur de Marguerite Duras prend une force incroyable. Moment magnifique. Au moment de venir saluer, l'actrice a l'air si minuscule, si fragile, sous les applaudissements, la gorge se noue… Pendant plus d'une heure, elle est énorme, puissante, portant à bout de bras et de souffle ce texte magistral, cette souffrance, et cette colère des morts par millions, et là, toute petite femme qui dit merci humblement… Elle est parfaitement légitime. S'en doute-t'elle ?
La boucle est bouclée : vendredi matin à 10h je déambulais chez moi avec mon émotion, dimanche soir je me couche avec une autre.
Ce matin, il y a un ciel tout bleu. J'ai changé mon bureau de place et du coup, un rayon de soleil vient sur moi désormais quand j'écris.
12:33 Publié dans La libraire a aimé | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : escales du livre 2009, sophie poirier, la curiosité est un joli défaut
04.04.2009
Salon du livre : arrêt minute
Le Dimanche 5 avril 2009
Sophie Poirier, née à Bordeaux en 1970, petite, rieuse (c’est son fils qui le dit), pas toujours sûre d’elle, auteur « prometteur » (ça rime) d’un seul livre La libraire a aimé, lectrice passionnée, parfois là où on ne l’attend pas, plutôt bien élevée, incapable d’arrêter de fumer, un peu espionne et très heureuse d’être invitée par…
Invitée par LA MAUVAISE RÉPUTATION : librairie courageuse, résistante, qui inquiètent parfois quelques bien-pensants, qui offre aux yeux un rayon BD érotique (entre autres), qui fait galerie plutôt très bien pour une librairie (ce qui n’est pas toujours le cas, y’a même des galeries qui font mal galeries, sauf pour l’amuser, la galerie) (ah ah ah)
Cette librairie réputée pour sa qualité et son contre-courant occupera le stand L23.
Y sera assis là ce jour à côté de moi pour dédicacer (et je ne suis pas peu fière) Winshluss, dessinateur de Pinocchio.
AUX ESCALES DU LIVRE : le salon du livre bordelais qui accueille sous des tentes des auteurs parisiens, et de temps en temps un peu d’ici. On murmure dans les couloirs que la ville possède bien des lieux prestigieux et que c’est une drôle d’idée que d’aller planter des tipis dans le quartier sainte-croix, joli quartier certes mais un peu excentré. On dit aussi que ça n’est pas le salon idéal, qu’il manque de ci et de ça, ah messieurs Mauriac, Montaigne et Montesquieu que n’êtes-vous parmi nous encore pour donner conseils, sagesses et autres envergures… (ce sont les 3 M, comme on les appelle ici, sorte de dream team que l’on implore à Bordeaux quand rien ne va plus)
De toute façon, on dit beaucoup de choses dans cette ville. Par exemple, que sur nos quais tout refaits il y aurait eu de quoi poser des livres et regarder la Garonne et puisque ce sont des Escales les quais c’était logique, et puis quitte à coucher sous la tente autant être au bord de l’eau, ah vous savez, ma brave dame…
Pour autant, je suis ravie d’y être, parce que j’aime bien quand mon livre est en vie. Parce que c’est ma ville. Parce que c’est comme ça que les choses avancent, de fête en lecteur, de lecteur en lecteurS…
Nous verrons, de l’intérieur, ce qu’est une escale bordelaise…
(ça n’a aucun rapport avec un poisson cuisiné au vin rouge)
Donc on récapitule : dimanche 5 avril, je suis sur le stand de la Mauvaise réputation (L23) dans le cadre des Escales du Livre à Bordeaux. Espérons qu’il y ait du soleil…
PS / je lance un appel : si quelqu’un a une place de rab pour le spectacle La Douleur de Marguerite Duras avec Dominique Blanc, joué samedi 4 avril, je veux bien lui acheter. J’ai essayé il y a un mois, mais c’était complet…
PS (suite) : je vais voir le spectacle dimanche soir à 18h (donc je quitte le stand L23 juste avant). Bien jouée Pampam !
09:18 Publié dans La libraire a aimé | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : la libraire a aimé, sophie poirier, ana éditions, escales du livre, la mauvaise réputation
10.03.2009
Dans LA librairie
INVITATION - PALPITATIONS - SÉQUENCE ÉMOTIONS
09:31 Publié dans La libraire a aimé | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : la machine à lire, sophie poirier, la libraire a aimé, bordeaux, littérature, youpi
26.01.2009
OFFRE SPECIALE !

J’ai à ma disposition quelques exemplaires de mon livre La libraire a aimé, donnés par mon éditeur pour vous :
Et j’ai envie de faire des cadeaux…
Si vous voulez le recevoir, vous m’envoyez un mail ici.
Vous n’êtes pas obligé de faire un texte, ni même d’expliquer pourquoi, encore moins de dire que vous m’aimez ;-)
Vous ne serez pas obligé non plus d’en parler, ni de faire un compte-rendu écrit.
(bon évidemment, si vous l’aimez, je serai la plus heureuse du monde)
Voilà.
C’est délicat, parce que j’avais vraiment envie de faire ça depuis longtemps, vous offrir mon livre,
et en même temps je trouve ça un peu « faire sa maline ». Mais l’envie l’a emporté !
(pour ceux qui l’ont déjà, vous pouvez vous inscrire quand même, – vous me le dites – et je trouverai une solution-surprise…)
19:34 Publié dans La libraire a aimé | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : littérature, sophie poirier, la libraire a aimé, et toc !
19.11.2008
Machine à lire, écrire et les nouilles
Les libraires m'ont demandé si j'étais d'accord. Oui, j'ai dit oui.
Il paraît qu'en janvier ou février je ferai une lecture/dédicace à La Machine à lire.
Quand on a toujours vécu dans la même ville, il y a des endroits comme ça qui font partie de sa vie. Des lieux qui comptent pour soi. Ces endroits qu'on montre à ceux qu'on aime.
Chez eux j'ai une carte de fidélité. On est fidèle avec ces amours-là, on peut prendre une carte.
Chez eux, les livres sont posés sur des tables. J'aime bien ça les livres qu'on peut regarder, caresser. Je trouve ça moins effrayant que les tranches, et d'être obligée de se tortiller pour trouver quelque chose qu'on cherche. Sur les tables, c'est le regard qui vagabonde, la main qui glisse sur l'un et sur l'autre, un qu'on retourne, on ne cherche rien en particulier et tout fait envie.
Donc cette Machine à lire, elle compte dans mon chemin bordelais.
Quand elles ont mis mon livre au milieu des autres, sur la table centrale, avec les écrivains, c'était important. Il m'a fallu quelque temps pour oser y entrer à nouveau, et une fois dedans j'évitais de regarder la table. On m'avait dit, mais j'étais intimidée.
Et puis maintenant elles ont décidé de m'accueillir, pour lire et parler, avec mon livre sous le bras.
Elles disent qu'elles sont heureuses de DÉCOUVRIR, elles disent Il faut que la rencontre vous ressemble, que vous soyez bien.
Ça fait déjà des années que je suis bien chez elles…
J'écris un autre livre. Je rêve d'une vie où il n'y aurait qu'écrire. Lire. Écrire. Lire. Vivre au milieu. Vivre les amours et le reste, les douleurs.
En attendant, je vais aller faire cuire des coquillettes…
(Notez ce sens époustouflant de la chute tout de même)
<la photo vient de cityvox >
20:10 Publié dans La libraire a aimé | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : maman tu veux pas faire un repas normal s'il te plait, sophie poirier, la libraire a aimé











