11.04.2008
L'érotisme de la "philo-sophie"
Comment se transformer en mystère…
Dans la fiction, il y a un truc important qui est le suspense. C’est une sorte d’étirement de la question. Un temps un peu suspendu (suspense, forcément) dans lequel on ne sait rien ou pas grand-chose, dans lequel ça titille (j’ai trop envie de savoir !), dans lequel on cherche et on se tortille de désir de connaître la réponse (mon dieu, mais que va-t-il se passer ?). Un vrai moment de bonheur, un rien masochiste. Et dans le rôle de celui qui a envie de savoir, on se délecte.
Alors imaginez une seconde que vous deveniez cette chose que l’on désire connaître avec la même intensité qu’un spectateur a envie de découvrir qui se cache derrière le costume de superman…
Comment ça marche ?
On donne des pistes (petites mais très mystérieuses) (pas trop non plus, sinon le spectateur est perdu et vous prenez le risque qu’il décroche), on joue à cache-cache et on étire le temps. C’est le plus dur. Il y a des impatients, des impulsifs, des excessifs parmi nous et pour ceux-là c’est un vrai challenge.
N'être pas là, ou un peu, trop peu. Ne pas se dire tout entier, tout de suite. Donner faim.
(en langage de filles : ne pas téléphoner à son amoureux toutes les 5 mn, savoir attendre que ce soit lui qui appelle) (c’est là qu’est le challenge, entre autres)
Attention, la vie de mystère est dangereuse et comporte des risques, comme
disparaître complètement (et dans ces cas-là on peut carrément vous oublier. Du coup, de mystère vous passez à légende, et une légende c’est un vieux truc qu’on n’est même pas sûr que ça a existé un jour) (c’est pas marrant de devenir une légende, on peut finir abandonné, tout seul, sur une île déserte).
L’autre danger, c’est de devenir incohérent, brouillé, trop compliqué, voir inaccessible parce que trop haut dans les limbes du mystère. (un peu comme une pythie, ces espèces de bonnes femmes dans l’antiquité qui disaient tout et son contraire en langage codé et il n’y avait que les spécialistes pour pouvoir traduire) (en général les professionnels des pythies, c’est des types pas nets qui se croient importants, donc pas fréquentables).
Bref, pour devenir un mystère, il faut savoir doser. Une sorte de strip-tease de soi-même…
Il y a matière, là, à se déshabiller lentement…
16:44 Publié dans Les "philo-sophie" | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : betty page, alfred hitchcok, philosophie, superman, mystère
10.03.2008
Elephant people*
Me voilà taguée… (se faire taguer, c’est une sorte d’atelier d’écriture en fait. Qui passe de blog en blog. Quand on te tague, tu dois donner 6 qualités et défauts. Après c’est comme les chaînes de l’amitié, tu dois taguer à ton tour 6 autres bloggeurs) (un peu comme un My space, tu étends ta toile et ton réseau) (mon dieu que c’est beau)
Se retrouver taguée c’est une curieuse sensation, mais qui a l’avantage, contrairement au café renversé sur soi, de ne pas brûler et de ne pas tacher. Aussi, j’ai décidé de jouer et puis on ne sait jamais, je ne veux pas être celle par qui ne passera pas le miracle d’Internet.
6 qualités et défauts (tiens, tiens, ça me rappelle quelque chose).
Nostalgique : hier je suis retournée à l’école maternelle et j’ai fait mes devoirs.
Savonneuse : hier, j’ai glissé dans ma baignoire
La classe : aujourd’hui j’ai rendez-vous avec un avocat et ensuite avec un éditeur (sans aucun lien de cause à effet)
Éperdue : si vous pouviez voir ce que je vois
Menteuse par omission : j’ai fait des crêpes, et au lieu de mettre du beurre salé, j’ai mis du beurre doux. Alors j’ai rajouté du sel.
Fière de moi : pendant longtemps j’ai respiré de travers. Maintenant ça va mieux.
*Parce qu'on est tous le défaut de quelqu'un et la qualité de soi-même (mystère)
10:46 Publié dans Les apparences | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : john merrick, baignoire, mystère, the married monk, miracle, tag, écriture




