31.10.2009

Rencontre(s)

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Michèle Lesbre est une femme d’une cinquante d’années. J’imaginais une jeune auteur(e) – parce que je ne me suis renseignée sur rien qui la concerne, j’ai acheté son roman Sur le sable dans la jolie librairie de l’Isle-sur-Sorgue cet été à cause du titre, de cette belle couverture toute en typo beige – et je découvre un écrivain (15 livres déjà), une maturité, l’aisance de ceux qui savent mieux ce qu’ils sont. Pas d’arrogance du tout, mais cette rassurante impression que donnent les gens qui FONT depuis longtemps ce qu’ils veulent ÊTRE.

(Je pensai alors que j’en étais seulement à mon deuxième livre, qu’un écrivain se construit au fil des livres, qu’on ne doit pas s’imaginer que dès le départ on est une grande personne, que le travail et les livres écrits font de vous un auteur pas juste un roman, ni deux…)

En entrant dans la librairie, la libraire me salue par un Bonjour Madame Sophie chaleureux. Il y a dans ses beaux yeux bleus quelque chose qui pétille et qui déborde quand elle parle des livres, je saisis celui qu’elle me conseille (J’y suis presque, de Nuala O’Faolain). (Ce n’est pas elle la libraire de mon premier livre, c'est une libraire trop gourmande pour inspirer Corinne…)

Les chaises sont installées, je me retrouve très près de Michèle Lesbre. La libraire s’installe à ses côtés, elle pose des questions à cette femme qui prend corps alors très fort.
Elle explique, j’aime bien quand elle dit au sujet de ses personnages : « J’imagine qu’ils sont différents après cette rencontre… », elle les regarde au fond d’elle-même quand elle en parle. Je comprends cette sorte de mouvement à l’intérieur de soi, ce voyage vers cet endroit où existent les personnages.

À un moment donné, elle dit cette phrase : « quand j’étais à Bologne pour me documenter et lire des livres au sujet des attentats qui ne sont parus qu’en italien… » Ici, le fantasme reprend le dessus, je voudrais dire des phrases ainsi qui signifient Je lis l’italien dans le texte, je pars en voyage au nom du livre à faire, j’ai ce temps et cette possibilité-là…

Elle parle de son amour des livres, de la gestation du livre dans la tête avant l’écriture, de Modiano, de l’Italie, des disparitions, de la vie façonnée par les catastrophes, des blessures que trimballent les individus à cause de l’Histoire décidée par des poignées d’hommes qui eux s’en remettent, des petits hôtels parisiens, de la mer en flux et en reflux comme la mémoire.

Puis elle lit les premières pages du roman Sur le sable. Quand elle prononce ces phrases, il y a de l'interrogation dans sa musique.

Je repars avec ma dédicace, plus un exemplaire du Canapé rouge, plus le livre conseillé et plus un polar suédois.

Je repars surtout avec le bonheur de l’écriture chevillée au corps.

21.08.2009

Nouvelles pages…

couvveniseweb.JPGVoilà, après l'aventure de La libraire a aimé, c'est le moment du deuxième livre : Mon père n'est pas mort à Venise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


"Marianne découvre parmi les archives de son père un étrange carnet. Il contient des pages entières d’avis de recherche découpés dans des journaux. Avec ces filles perdues qu’il faut bien retrouver, cela devient aussi l’histoire de Marc, le détective engagé par Marianne.
Et puis il y a les pères, partout. Comme des ombres inquiétantes.
Ces pères qui ont traversé 68 et qui n’ont transmis à leurs enfants, pour se défendre, qu’un certain goût pour la liberté…"

 

Sortie en  juillet 2009, chez ANA ÉDITIONS.

08.07.2009

version originale (bis)

Voir et écouter quelques lignes de La libraire a aimé, lues et mises en image par Jean CEMELI.

ici

18.05.2009

La libraire a aimé

(ceci n'est pas un billet d'humeur, mais une page "communication" qui se remplit au fur et à mesure…)

La Libraire a aimé, de Sophie POIRIER
Editeur : Ana Éditions - ISBN13/978-2-915368-07-9 / Sortie le 25 avril 2008

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Dernière de couverture :
Deux libraires, Paul et Corinne prennent un whisky tous les jours à 19h30 à la terrasse du même café. Ils parlent de livres, et chacun repart de son côté, se séparant par un simple « à demain Paul ? À demain. »
Pourtant un soir Paul ne vient pas, il ne viendra plus jamais.
La disparition de Paul, sans explication, laissera Corinne dans le vide des mois entiers. Elle réalise qu’elle ne sait rien de lui, que sans doute aussi elle s’était contentée de conversations littéraires.
Puis une exposition de photos prises dans une morgue avec un « visage de mort » qui pourrait être celui de Paul. Elle considère alors que ne pas savoir la vérité reviendrait à rater sa vie…
Au milieu des pistes à suivre : le photographe et ses cadavres, Paul Auster et sa femme, un oncle faussement russe et son fidèle nain, une vielle anglaise collectionneuse d’objets cassés, une ville du Sud, New York, la Provence, la mer…

Coup de coeur CHEZ LES LIBRAIRES :

° Librairie La mauvaise réputation

° Librairie La machine à lire, Bordeaux (33)

° Librairie La Maison Tacchella, Roussillon (84)

° Librairie L'espace Livres, Gradignan (33)

° Librairie Aux vents des mots (13)


ON EN PARLE à la radio :

°France Bleu Gironde : le 26 mai à 9h50
podcast

ON EN PARLE DANS LA PRESSE :

° Sud-Ouest article le 2 octobre 2008 sophieso.JPG

° Lettres d'Aquitaine, octobre 2008 : note de lecture d'Alexandre Piboyeux.

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LES RENCONTRES :

 

° La fête du livre, Soulac les 26 & 27 avril 2008
Ma première participation en tant qu'auteur. Mon livre est sorti 10 jours avant. Soulac est au bord de l'océan. J'ai trouvé ça parfait comme début. Je me souviens d'une grande émotion avec la lecture à voix haute des premières pages par Huguette. Je me souviens aussi qu'Eric Holder était présent, il m'a acheté mon livre après l'avoir emprunté pour en lire quelques lignes. Je me souviens d'une petite jeune fille à qui j'ai raconté le début, parce qu'elle avait oublié ses lunettes et ne pouvait pas feuilleter les livres…

° Salon du livre et de l'artisanat, Parentis-en-born (40) Je rencontre en vrai Franck-O Laferrère qui écrit dans la revue sur le net Strictement Confidentiel. Parisien, il a écrit la pièce Suspendus, jouée par une troupe de théâtre Label etoile qui vit dans les Landes.

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° Librairie La Maison Tacchella, Roussillon (84) : sélection des libraires & Dédicace le 14 août 2008

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La Provence, 13/08/08




° Maison des femmes, Bordeaux : "La libraire a aimé, la charcutière aussi." Lectures…

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° Lire en Poche 4&5 octobre 2008 : dédicace sur le stand de L'Espace Livre

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Mon récit de ces 2 jours intenses…







° Dans le cadre du Prix Lisez Genès, le 6 février 2009 je rencontre les élèves de Madame Cornet, première L. (Lycée Saint-Genès, Bordeaux)

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° Lecture à La Machine à Lire, vendredi 13 mars 2009

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° Dédicaces sur le stand de La Mauvaise Réputation aux Escales du Livre (Bordeaux)

026.jpg027.jpgJe raconte ici et surtout le rendez-vous bordelais !




 

° aquilivreneuf.jpgDédicace à L'Espace Livre, Gradignan (33) le 16 mai 2009
dans le cadre de la manifestation
L'Aquitaine se livre

 

 

 

 

ON EN PARLE SUR INTERNET :

Une longue chronique sur Pages à Pages : "(…) Le point de départ est ce couple, assis à une terrasse. Il faudrait que le point d’arrivée soit le même… ? C’est toute l’incertitude qui va planer sur le dénouement de la Libraire a aimé. (…)"

La lettrine : parmi ses découvertes

Lectures et autres
"(… )Cela faisait beaucoup de choses qui attisaient ma curiosité, et quand il a atterri dans ma PAL... Je l'ai lu d'une traite...
Je suis certaine qu'il plaira à plus d'un et plus d'une de la blogobulle des lecteurs/lectrices...
Une libraire remplit sa vie de livres, de lectures, et en parle tous les soir avec Paul, lors de leur rendez-vous de 19 heures.
Leur relation se résume aux discussions qu'ils tricotent autour de leurs lectures, et ils s'offrent ainsi mutuellement un petit moment privilégié dans leurs journées pas si bien remplies que ça...
Seulement voilà, un jour, Paul le lecteur disparait, et Corinne la lectrice se retrouve en face de l'absence. Elle se sent abandonnée, triste, meurtrie, puis perdue... L'idée de la mort pointe... Il faut qu'elle sache... Elle doit le retrouver...
Nous lisons cette quête de lectrice pour un lecteur avec avidité. Pour retrouver sa trace, la libraire prend comme fil conducteur ce qu'elle sait de cet homme : les livres qu'il a lu. Ils la guideront tout le long d'un voyage plein de rencontres inattendues, cocasses ou drôles.
Elle croisera même Paul Auster accompagné de sa femme dans une rue de New York...
Notre détective aux méthodes intuitives de lectrice retrouvera-t-elle son beau lecteur disparu ?
Je ne vous le dirais pas !
Par contre, je ne peux pas m'empêcher de vous révéler que durant sa folle quête, la frontière entre le goût de lire et le goût de vivre lui sera devenue palpable...
"Elle n'avait jamais voyagé. Les livres suffisaient à remplacer les kilomètres et c'était un univers en soi à chaque chapitre commencé. Elle savait des tas de choses sur le monde et sur les hommes entre eux. Mais rien ne remplaçait le fait d'y être, ce mouvement initié vers des ailleurs, et vers lui."
Un bien joli roman, que je recommande sans modération !
D'ailleurs, j'en fais un livre voyageur.

Mary Dollinger "Un premier roman est toujours une épreuve angoissante, sans parler de l’attente insupportable lorsque le livre est enfin lâché. Sophie Poirier peut dormir sur ses deux oreilles (pas facile j’ai essayé, elle est douée elle arrivera), son premier roman est une parfaite réussite. Dans un Français qui m’enchante, pas un mot de trop, pas une lourdeur, avec une prose ciselée, elle nous offre exactement soixante et onze pages de bonheur. (...)"

Wafa, une fille mode

Lili et ses lectures "(...) Vous ne saurez pas la suite, pas avec moi tout du moins ! Je vous engage à lire au plus vite ce délicieux petit roman, empreint de poésie, de nostalgie et d'un immense amour pour les livres et les hommes. Une très jolie histoire menée avec délice par la plume très fraîche de Sophie Poirier. Un premier roman qui donne envie de lire à nouveau cette jeune auteur prometteuse !"

Fabrice Bonardi, auteur

Lecture de Miss Zen
"Un tout petit livre qui me parle avec une douce mélancolie du bruit du bonheur quand il s’en va, du vide qu’il laisse…Laissez-vous bercer par le rythme des phrases, par le mystère de l’histoire, pas la chaleur des personnages. Offrez-vous une petite pause dans la grisaille de l’hiver et évadez-vous avec quelques amis qui en valent la peine."

In angello cum libello

Nathalie Salvi, sur son blog clopinclopan
"Tenez, parfois la "besogne" aurait même du bon. Un jour, elle vous conduit vers une autre auteure. Toutes les deux, vous échangez vos livres déjà publiés, comme ça, spontanément. Et c'est beau. C'est beau et bon à la fois. C'est comme ça que j'ai croisé Sophie. Comme ça que j'ai lu La libraire a aimé. Je pourrais ne pas vous parler de ce livre. Sophie ne m'a rien demandé et je n'attends rien non plus. Notre partage est un simple partage entre auteures. Oui, mais il se trouve que j'ai aimé La libraire a aimé, alors je vais le dire, je ne vais pas me gêner.   En SFFF, La libraire a aimé serait classé "novella" (moins de 200 000 signes) mais en littérature générale, on ne fait pas de distinction de ce genre. La libraire a aimé est donc un roman court. Un roman court très harmonieux. Pas un mot de trop. Aucun mot ne manque.  Le charme a opéré tout de suite. Est-ce l'histoire originale, le style poétique ? Est-ce la sensibilité de Sophie ? C'est un tout. Oui, je pense que c'est un tout qui fait que j'ai refermé ce livre avec respect et émotion."

Léon Mazzella > son blog
"Le premier roman de Sophie Poirier, « La libraire a aimé » (Ana), est savamment construit sur une idée originale : un homme, Paul et une femme, Corinne, se retrouvent chaque jour à 19h30 à la terrasse d’un café pour parler des livres qu’ils lisent, en buvant du whisky. Peu à peu, elle devient secrètement amoureuse de Paul. Un jour, il n’est pas au rendez-vous. Elle s’aperçoit qu’elle ne sait rien de lui, même pas son adresse. L’angoisse s’installe. Elle part à sa recherche, jusqu’à New York (il m’a semblé que nous laissions Bordeaux), croise Paul Auster, interroge l’oncle de Paul –Franck, appelé Vladimir. Corinne erre mais ne désespère jamais. Je ne vous dirai évidemment pas si elle échoue à retrouver son lecteur de 19h30 ! Mais le ton, la subtilité des dialogues, une sècheresse durassienne, la sincérité qui se dégage de chacun des courts chapitres de ce petit livre, le rendent attachant comme une ficelle tressée au poignet… Prometteur."

Sur le blog de Keisha : Après un démarrage cahotique, la narration se fluidifie, les rencontres de Corinne défilent, on s'écarte un peu pour faire connaissance d'un autre personnage, on entrevoit une autre vie, une autre histoire, on revient à Corinne, à sa quête de Paul. Premier roman prometteur, très doux, plein de délicatesse.
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Sur le blog de Laure Et lisez aussi les commentaires ;-)
"(…)Je croyais que ce livre parlait de livres. En fait pas tellement. Il est surtout la quête de plus en plus fantaisiste de Corinne vers cet homme qu’elle aime. Le début m’a beaucoup plu, et l’intrigue vous attire … mais la quête est trop imaginaire pour moi, trop fantaisiste.(…)"


Sur le blog de Cécile Quoi de 9
"
J'éprouve quelques difficultés à parler de ce livre pour diverses raisons. En voici deux.
La première est que même si je ne connais pas physiquement Ficelle, je suis virtuellement en contact avec elle depuis quelques mois et, dès lors, l'exercice est un peu différent de ceux auxquels je peux me livrer habituellement.
La deuxième est que, pour des raisons très personnelles, ce livre résonne en moi de façon un peu douloureuse.(…)"

Sur le blog d'Aifelle
"
J'ai beaucoup aimé ce petit livre en demi-teinte, délicat, léger, qui dit beaucoup de choses sans en avoir l'air sur l'amour, le lien, la vie, la solitude.(…)"

Sur le blog de Katell
"
(…) Un petit bonheur vivifiant, une bulle dans laquelle on se prélasse le temps de la lecture, un moment ou des longs instants lorsque l'on ne veut pas arriver trop vite à la fin....la dégustation a du bon!"

Sur le blog de Véronique
"(…)Légèreté , douceur , délicatesse , demi-teintes sont des mots qui reviennent souvent dans les billets que j' avais lus à son sujet et oui ... c'est tout à fait ça ! Je rajouterai fantaisie mêlée à une sorte de mélancolie et une vraie personnalité aussi ..."

Certains m'ont écrit :

"Alors ça y est, je l'ai lu !
ça faisait longtemps que je voulais le faire mais j'attendais...Je l'ai acheté à Gradignan, il y avait un petit panneau qui annonçait que c'était écrit par quelqu'un du "cru".
Bizarre comme réaction cette attente : c'est comme de savoir qu'il y a quelque chose qui te fera plaisir quelque part mais de ne pas le toucher tout de suite pour en profiter plus longtemps. Un peu comme tu le décris dans le bouquin, se préparer...l'attente quoi !
J'ai passé un très bon moment. Je suis contente. j'avais peur de ne pas aimer, de ne pas accrocher.
Merci pour ce délice
J'attends le suivant et je pense que je ne suis pas la seule."
Véronique L.

"... je déguste le livre comme on boirait un thé subtil et raffiné, par petites gorgées doucement savourées.
J'adore ... "Je vous imaginais plus jeune, mais moins jolie. Vous n'avez pas la voix qu'il vous faut. Il y a des gens comme ça..."
Voilà, et alors à cause du livre, j'ai raté ma station de métro ce matin...
Grâce au livre donc, j'ai raté ma station de métro, et comme ça, au lieu d'arriver tard, j'ai pu arriver encore (un peu) plus tard...
Et alors, chemin faisant sous ce ciel tout gris, je pensais qu'à un moment de la journée, je le dirais
Oui, décidément, j'adore ce livre."
Fabrice B.

" Aussitôt, l'objet-livre m'a plu. Le titre, attire, attise...L'image, très graphique, claire et énigmatique.
Alors j'ai lu la 4ème de couverture -forcément on la lit- mise en bouche qui en dit long, avec sa liste de "passagers". Sophie Poirier arrive à intriguer, sans prétention.
Et ce format, ce petit ouvrage, pourquoi ?
Le livre montre le questionnement de l'auteur qui suscitera le questionnement du lecteur.
Cette impression d'attendre ensemble, elle et moi, c'est ce qu'elle appelle "l'embarquement" .
Dans une langue qui parle.
Ici l'absence se raconte comme un recentrage sur soi qui engendre un parcours à faire, un parcours obligé.
Et bien sûr, le personnage qui bouge, se cogne à des vies, comme au théatre : Acte I : le photographe    Acte II : l'oncle     Acte III : New York     Acte IV : Sud.
Dans chaque acte, l'amorce d'un autre livre dans le livre...les pistes. Sûr qu'il y aura d'autres écritures, une trame est mise, de fils si fort tendus, si savoureux. On les attend.
Sophie Poirier dit la magie de l'écrivain :
- " Il fallait de l'imagination pour sauver les apparences et ça, c'était le boulot des écrivains..."
mais aussi sa prudence (sa peur ?) :
- " ça ne valait pas la peine d'en faire un livre... se méfier de cette habitude à mettre du relief et de la beauté là où il n'y avait rien ou pas grand chose..."
Mais dans "la libraire a aimé" il y a énormément !
Quelle générosité d'offrir tant au lecteur, celui qui ne lit pas trop, qui a un peu peur des livres, qui ne côtoie pas la littérature... les autres se régalent aussi."
Christiane R.

"Sophie, je n'ai vous ai parlé que trois minutes, en dire plus vous aurait gêné, mais la grâce, dans l'écriture, on l'a ou l'a pas, de mon point de vue de lecteur, je sais cela, et je sais donc que la grâce vous l'avez. C'est magnifiquement rassurant, de trouver une écriture comme la votre, au hasard, d'un livre, d'un éditeur que je ne connaissais pas.
En plus, j'ai vu de loin que vous en signiez beaucoup, les gens allaient vers vous. C'est bien."
Serge J.

"bravo !une zone descriptive (la ville)
fine,délicate,angoissante
une zone emotionnelle
très belle description d'un acteur perdu dans ses rythmes cyclotimiques
et une dernière POETIQUE formidable incluant des rimes
dans des paragraphes
j'ai découvert unlivre riythmé ,écrit dans un français égal à la rage et aux soins que vous avez voulu nous offrir
cela n'a pas du etre facile mais il n'y aaucune raison que ce premier ne fasse pas des petits
encore bravo"
bacques


04.04.2009

Salon du livre : arrêt minute

Le Dimanche 5 avril 2009

Sophie Poirier, née à Bordeaux en 1970, petite, rieuse (c’est son fils qui le dit), pas toujours sûre d’elle, auteur « prometteur » (ça rime) d’un seul livre La libraire a aimé, lectrice passionnée, parfois là où on ne l’attend pas, plutôt bien élevée, incapable d’arrêter de fumer, un peu espionne et très heureuse d’être invitée par…

Invitée par LA MAUVAISE RÉPUTATION
: librairie courageuse, résistante, qui inquiètent parfois quelques bien-pensants, qui offre aux yeux un rayon BD érotique (entre autres), qui fait galerie plutôt très bien pour une librairie (ce qui n’est pas toujours le cas, y’a même des galeries qui font mal galeries, sauf pour l’amuser, la galerie) (ah ah ah)
pinochio.jpgCette librairie réputée pour sa qualité et son contre-courant occupera le stand L23.
Y sera assis là ce jour à côté de moi pour dédicacer (et je ne suis pas peu fière) Winshluss, dessinateur de Pinocchio.

 

 

AUX ESCALES DU LIVRE : le salon du livre bordelais qui accueille sous des tentes des auteurs parisiens, et de temps en temps un peu d’ici. On murmure dans les couloirs que la ville possède bien des lieux prestigieux et que c’est une drôle d’idée que d’aller planter des tipis dans le quartier sainte-croix, joli quartier certes mais un peu excentré. On dit aussi que ça n’est pas le salon idéal, qu’il manque de ci et de ça, ah messieurs Mauriac, Montaigne et Montesquieu que n’êtes-vous parmi nous encore pour donner conseils, sagesses et autres envergures… (ce sont les 3 M, comme on les appelle ici, sorte de dream team que l’on implore à Bordeaux quand rien ne va plus)
De toute façon, on dit beaucoup de choses dans cette ville. Par exemple, que sur nos quais tout refaits il y aurait eu de quoi poser des livres et regarder la Garonne et puisque ce sont des Escales les quais c’était logique, et puis quitte à coucher sous la tente autant être au bord de l’eau, ah vous savez, ma brave dame…

Pour autant, je suis ravie d’y être, parce que j’aime bien quand mon livre est en vie. Parce que c’est ma ville. Parce que c’est comme ça que les choses avancent, de fête en lecteur, de lecteur en lecteurS…

Nous verrons, de l’intérieur, ce qu’est une escale bordelaise…
(ça n’a aucun rapport avec un poisson cuisiné au vin rouge)


Donc on récapitule : dimanche 5 avril, je suis sur le stand de la Mauvaise réputation (L23) dans le cadre des Escales du Livre à Bordeaux. Espérons qu’il y ait du soleil…

PS / je lance un appel : si quelqu’un a une place de rab pour le spectacle La Douleur de Marguerite Duras avec Dominique Blanc, joué samedi 4 avril, je veux bien lui acheter. J’ai essayé il y a un mois, mais c’était complet…

PS (suite) : je vais voir le spectacle dimanche soir à 18h (donc je quitte le stand L23 juste avant). Bien jouée Pampam !

14.03.2009

alors ?

C'était bien, mon mini-salon du livre à moi, avec peu de monde mais mon monde préféré. J'ai lu. Il fallait regarder mes propres mots sans les observer, ou les analyser, ou les corriger, juste les lire, assumer, donner aux lectures silencieuses des autres un peu de ma musique.

Et puis à chaque fois, gagner avec soi-même. Le plaisir prend le dessus sur la peur et le trac.

Dans un mois, ça fera 1 an que le livre est sorti. Le prochain arrive, peut-être juin. On me demande, et je dis Oui, mon éditeur aimerait en juin. Phrase colossale. Un saut immense accompli dans l'écriture. Une autre liberté. D'autres inventions. Des tas de doutes et des montagnes gravies. Beaucoup d'envies encore. La libraire a aimé est en retirage. Mon livre vit. Moi aussi.

 

Lecture à La Machine à Lire, vendredi 13 mars 2009

"Dans un autre texte que j’avais écrit, il y avait un personnage féminin qui venait se réfugier dans une librairie que j’avais nommée La fabrique de littératures, facile jeu de mots dans lequel vous aurez reconnu une certaine Machine à Lire. Ce personnage, qui s’appelait d’ailleurs Ana, d’un Anasthasia un peu long, ce personnage donc venait là, ici, acheter des livres qu’elle choisissait uniquement pour la concordance des titres et de ses humeurs. C’est comme si à l’instant j’achetais… par exemple L’auteur ! L’auteur ! de David Lodge et au moins deux exemplaires de La peur de Stefan Zweig.
Je viens à La Machine à Lire depuis longtemps, et il y a eu des moments où comme ce personnage que je viens d’évoquer, j’entrais ici juste pour respirer comme ça sent bon, caresser les couvertures, sans rien acheter parfois
(qu’elles me pardonnent) mais seulement pour reprendre un peu de vie.
J’ai toujours adoré les petits mots que les libraires abandonnent sur certains livres : coup de cœur, coup de foudre, nous avons aimé…
Et puis, mon roman s’est retrouvé là, et là, au milieu des autres livres, et puis sous le titre, un petit papier, avec un prénom, Isabelle, la libraire qui a aimé La libraire a aimé…
Et quand ils vous proposent une carte de fidélité, à ceux-là, vous pouvez dire oui, vous engager sans craindre de vous trahir un jour ou l’autre.
Vous voyez, les libraires passent leur temps à parler et de livres et d’amour. Je n’ai donc pas tout inventé…

Pour ces raisons-là, j’ai choisi de lire quelques courts passages qui parlent d’eux."

Extraits lus : page 11, page 13-14, page 40-41, page 43-44

10.03.2009

Dans LA librairie

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INVITATION - PALPITATIONS - SÉQUENCE ÉMOTIONS


26.01.2009

OFFRE SPECIALE !

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J’ai à ma disposition quelques exemplaires de mon livre La libraire a aimé, donnés par mon éditeur pour vous :
Et j’ai envie de faire des cadeaux…

Si vous voulez le recevoir, vous m’envoyez un mail ici.
Vous n’êtes pas obligé de faire un texte, ni même d’expliquer pourquoi, encore moins de dire que vous m’aimez ;-)
Vous ne serez pas obligé non plus d’en parler, ni de faire un compte-rendu écrit.

(bon évidemment, si vous l’aimez, je serai la plus heureuse du monde)

Voilà.

C’est délicat, parce que j’avais vraiment envie de faire ça depuis longtemps, vous offrir mon livre,
et en même temps je trouve ça un peu « faire sa maline ». Mais l’envie l’a emporté !

(pour ceux qui l’ont déjà, vous pouvez vous inscrire quand même, – vous me le dites – et je trouverai une solution-surprise…)

 

23.01.2009

Cherche trèfle à quatre feuilles.

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Ce sera donc le vendredi 13 mars, à 18h30.
Mes premiers pas d'auteur dans la Machine à lire, librairie bordelaise, dont j'ai évoqué l'importance pour moi.

Vendredi 13 : je ne suis pas superstitieuse, et puis il y a ceux qui pensent que le porte-malheur devient porte-bonheur, puisque la française des jeux fait ces jours-là des loteries exceptionnelles (et des gains exceptionnels). On va leur faire confiance, c'est une industrie qui ne se plaint d'aucune crise…
De toutes façons, que ce soit un vendredi 13, ou le jour où 15 chats noirs traversent devant moi en ricanant, ou le jour où je dois passer sous 25 échelles pour rentrer chez moi, j'aurais la trouille… Mais pas que.
Je m'en fous d'avoir peur.
Avant, il y a quelques années (mais pas si lointaines), j'avais peur de tout.
À force de me retrouver dans des trucs que je n'avais pas choisi (ça fait moins peur), j'ai fini par inverser lentement le processus.

Maintenant, j'ai peur de tout d'une façon générale, mais je n'ai plus peur d'avoir peur !
Ce qui change tout.
Alors j'y vais, je dis oui, je fonce, avec ma peur sous le bras, genre sac à main encombré de tout et de rien, et je constate que les conséquences de mes actes dans l'ensemble sont intéressantes. Voire délicieuses…

Et la nuit parfois (souvent), je tremble.


@photo prise sur ce trottoir de Bordeaux, où quelqu'un vient régulièrement écrire des phrases qui s'effacent toutes seules… Merci à l'auteur inconnu de ce "trop dur pour toi" (je pense qu'il y a des allusions sexuelles à y voir, vu que la précédente était "la bombe avec mon zob". M'est avis que son ex habite par là et qu'il lui transmet des messages… Enquête à suivre)

19.11.2008

Machine à lire, écrire et les nouilles

machinealire.jpgLes libraires m'ont demandé si j'étais d'accord. Oui, j'ai dit oui.
Il paraît qu'en janvier ou février je ferai une lecture/dédicace à La Machine à lire.
Quand on a toujours vécu dans la même ville, il y a des endroits comme ça qui font partie de sa vie. Des lieux qui comptent pour soi. Ces endroits qu'on montre à ceux qu'on aime.
Chez eux j'ai une carte de fidélité. On est fidèle avec ces amours-là, on peut prendre une carte.
Chez eux, les livres sont posés sur des tables. J'aime bien ça les livres qu'on peut regarder, caresser. Je trouve ça moins effrayant que les tranches, et d'être obligée de se tortiller pour trouver quelque chose qu'on cherche. Sur les tables, c'est le regard qui vagabonde, la main qui glisse sur l'un et sur l'autre, un qu'on retourne, on ne cherche rien en particulier et tout fait envie.

Donc cette Machine à lire, elle compte dans mon chemin bordelais.
Quand elles ont mis mon livre au milieu des autres, sur la table centrale, avec les écrivains, c'était important. Il m'a fallu quelque temps pour oser y entrer à nouveau, et une fois dedans j'évitais de regarder la table. On m'avait dit, mais j'étais intimidée.
Et puis maintenant elles ont décidé de m'accueillir, pour lire et parler, avec mon livre sous le bras.
Elles disent qu'elles sont heureuses de DÉCOUVRIR, elles disent Il faut que la rencontre vous ressemble, que vous soyez bien.
Ça fait déjà des années que je suis bien chez elles…

J'écris un autre livre. Je rêve d'une vie où il n'y aurait qu'écrire. Lire. Écrire. Lire. Vivre au milieu. Vivre les amours et le reste, les douleurs.


En attendant, je vais aller faire cuire des coquillettes…
(Notez ce sens époustouflant de la chute tout de même)

 

<la photo vient de cityvox >

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