26.06.2009
Version originale

La première fois que j'ai entendu cette version, c'était au premier concert de Mathieu Boggaerts en novembre 1996, dans un petit bar-concert qui n'existe plus, Le Jimmy.
Je me souviens aussi de cette attente devant la télé pour voir le clip de Thriller. J'ai cette image précise dans la salle à manger de ma grand-mère, assise dans cet épouvantable fauteuil marron à fleurs. Fauteuil dans lequel j'ai passé du temps, de la lecture de Mickey Parade en mangeant du chocolat à quelques soirées devant les films du Cinéma de minuit (je voyais même les personnages de Folon s'envoler à la fin de la nuit…). Farah Fawcett est morte aussi. C'est sur ce même fauteuil que je regardais Drôles de dames.
La maison a été vendue depuis, et ma grand-mère est sans souvenirs à cause de cette maladie qui fait tout oublier, le pire et le meilleur.
Je me rappelle avoir dansé dans des bals de camping sur la côte atlantique, adolescente. Délicieux instants quand la vie a l'air tellement longue.
Ceci n'est pas un hommage, juste un enterrement.
09:30 Publié dans Les conversations | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
13.06.2009
Dans le ventre des escargots
Hier soir, à minuit et demie, j’ai dit aux gens en dessous, ceux qui rigolaient fort et qui racontaient leurs vies autour d’une bière, j’ai dit par la fenêtre :
« Vous pouvez penser à ceux qui ont une vie différente de la vôtre ? »
Ils m’ont regardée comme si j’étais une sorte de dingue.
J’ai poursuivi : « Vous voyez, là, je ne peux pas dormir. Et je n’ai pas les moyens d’aller vivre ailleurs… »
Un grand débile m’a rétorquée avec un sourire moqueur : Dommage !
J’ai re-dit : « Oui, c’est dommage » mais là, j’ai ajouté quelque chose de triste et presque grave dans ma voix, comme si dans mon Oui, c’est dommage il y avait tout à la fois : la crise économique, les fins de mois difficiles, le RMI, manger plus de pâtes que de viande rouge, la pauvreté quand elle est humiliante, la grippe A, la planète qu’on détruit…
Il s’est tû et puis il a dit : « Ouais, ok, pardon, on va faire doucement. »
Un quart d’heure après, tous ces gens en terrasse étaient partis.
Juste avant, j’avais regardé des films d’animation sur Arte.
Les Ventres, c’est un film de 16 minutes qui racontent un monde de Messieurs, très gros, tout ronds, qui mangent des escargots et qui font des affaires, c’est-à-dire des usines d’escargots modifiés pour être encore plus énormes, donc plus rentables. L’un d’eux finit par tomber, comme un cauchemar, dans une coquille vide au milieu d’une décharge de coquilles d’escargot. Il se retrouve dans une assiette, pour être mangé à son tour.
J’essaie d’avancer dans La physique des Catastrophes, mais je lis peu de pages le soir. Je ne sais pas si c’est l’effet Boules Quiès. Tout à coup, le silence cotonneux me berce, et je m’endors avec le gros livre sur la tête.
La température extérieure s’annonce délicieuse. Ça va donner un samedi soir agité (le bruit, ça rend un peu fou comme ça, t’en viens à préférer la pluie de préférence quand elle se met à tomber à partir de 19h et jusqu’à 2h du matin), une rue Sainte-Catherine remplie (le soleil, ça donne envie d’acheter des tongs et des shorts), des embouteillages sur la route des plages (le soleil donne les mêmes envies à tout le monde en même temps. C’est fédérateur le soleil).
Je vais faire la dernière re-lecture de "Mon père n’est pas mort à Venise", celle qui valide, celle qui dit : « OK, on y va, on imprime, on publie, on donne à lire aux autres maintenant. »
Celle qui fait peur, en fait.
Mais il y a autre chose à écrire, ça vient, ce ne sont pour l’instant que quelques pages. Moment privilégié. Délicieux début où tout s’invente librement, quand les phrases viennent toutes seules, qu’un monde peu à peu se crée, un monde à soi…
J’adore ces matins merveilleux, un peu calme, un peu chaud, des mots et du café.
Et juste un fin rayon de soleil sur mon petit orteil.
10:32 Publié dans Les conversations | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
29.05.2009
Mouches killer !
Au supermarché, rayon Anti-moustiques, il ne reste que des tue-mouches. Première réaction : on s’en fout des mouches… Puis je regarde ce nouveau procédé inventé pour repousser la mouche de chez toi. Un adhésif sur ta fenêtre qui les attire.
Je me dis : "Ouais super, après, t’as un tas de mouches collés sur ta fenêtre, c’est dégueu." (en gros, je me dis quelque chose comme ça, en tous cas, je vois l'image du tas tout noir sur la vitre)
Mais, non…
Ils ont inventé un truc qui, non seulement, commence par les attirer mais après, elles repartent de l’adhésif avec une substance qui les colle, et surtout qui les fait mourir beaucoup plus loin (si possible dans la cuisine du faux salon de thé bio en dessous de chez moi, ça serait nickel).
Quand même, savoir qu’il existe un chercheur es-mouche qui crée des pièges aussi diaboliques, ça permet d’envisager à quel niveau d’ingéniosité ils doivent en être question armement nucléaire.
Et c'est pas fini !
Je regarde le dessin de cet adhésif tueur que tu installes sur ta vitre : un tournesol. Ah, ben oui, c’était marqué : « série Van Gogh ».
Ok, Van Gogh, c’est les tournesols, l’oreille coupé, et comme il vivait vers la Provence, il devait s’agacer des mouches qui y sont nombreuses avec la chaleur. Passé ce primaire constat, je ressens une sorte de pitié (pauvre, pauvre van gogh…) (paix à son âme) et je pense aux créatifs qui ont osé proposer ça et ce client qui dit "Oui, super, c’est génial comme concept ".
Tout ça pour un produit qui fait que les mouches vont mourir ailleurs, loin, échouées et seules, après un mini vol étrange où elles se sont senties toutes bizarres, patraques, comme si elles avaient mangé un truc pas bon.
Eh ben, c’est la faute à Van Gogh !
Du coup, j’ai fait mes courses façon comme j’adore : galak, croque-monsieur, et taboulé bio (c’est pour l’équilibre).
Une autre fois, je vous raconterai l’histoire d’un garçon qui m’avait demandé, très sérieusement, au sujet d’une mouche qui volait autour de nous : "Elle est à toi la mouche ?" (on n’imagine pas, mais il faut faire très attention à la réponse qu’on balance à une question pareille)
Re : en voulant chercher une photo pour illustrer (j'ai trouvé qu'une photo moche, c'est la marque Pyrel qui fabrique), j'ai découvert des forums sur les anti-mouches (oui) et même un type qui essaie de fourguer son stock de pyrel (il lui en reste 6…). Je tombe… comme une mouche !
20:09 Publié dans Les conversations | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : mouche, van gogh, perplexe, serial killer
12.05.2009
enfants/play-boys = même combat
Suite à ma chronique du wagon de la mort, j'ai l'honneur de vous annoncer que la SNCF va prendre soin de moi avec des voitures spéciales enfants mal élevés.
Je vais d'ailleurs en profiter pour faire une demande supplémentaire : dans le wagon avec enfants, ne peut-on y mettre cet autre sorte de chieur qu'est le dragueur professionnel déguisé en homme d'affaires ringard (celui qui a les cheveux rares et gominés coiffés sur l'arrière avec veste de costume bleu marine à boutons dorés) ?
Celui-ci draguerait les mères de familles fatiguées de cette vie routinière et exténuante avec tous les enfants à surveiller, elles seraient ravies, avec des joues roses et un sourire flatté, leur vie deviendrait à nouveau un conte de fée…
Et moi (ainsi que cette jeune roumaine sollicitée) (ça tombait bien, il avait failli aller à Budapest la semaine prochaine, mais bon, les affaires, bref, il était obligé de repousser…) nous aurions un trajet tranquille, débarrassé des conversations à voix haute destinées à se faire remarquer.
Hier soir, il est allé jusqu'à citer "tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort" ajoutant "c'est nietzsche qui dit ça…"
Je vous dis, la grande classe internationale ;-)
13:32 Publié dans Les conversations | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
04.05.2009
vue de ville
Bordeaux ex-aequo avec Marseille depuis hier soir. La Provence l’avait annoncé la semaine dernière : "le vrai rival, c’est Bordeaux !"
Dans ma rue (c’est une rue pleine de rebondissements) (une rue qui se veut éthique, en passe de devenir la rue équitable de la ville) (mais c’est de l’équitable version contemporaine, c’est-à-dire pas si équitable que ça…) (une rue coincée entre l’église saint-eloi, catholique intégriste, et une place bruyante, bobo intégriste. Au milieu on y vend du thé – le monde entier des thés - , du bijou artisanal, du bijou artisanal et du bijou artisanal)
Bref dans ma rue, hier, des gens avaient tracé une zone de gratuité (vous voyez, c’est la rue So éthique). Dans cette zone, on pouvait poser des objets ou en prendre. Comme ça. Pour la beauté du geste.
Hier, promenade sur des quais nouvellement aménagés, côté populaire de la ville. Ça fonctionne, cerf-volant, foot ou basket, freesbee et pique-nique. La ville se mélange, les dames voilées bavardent sur les bancs et les bobos se remettent allongés dans l’herbe de leur samedi soir arrosé.
En apparence, on dirait que bordeaux est devenu une ville de gauche… (ah, ah, ah, riez, riez)
10:46 Publié dans Les conversations | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : bordeaux, résultat du foot, promenades
28.03.2009
Fin du suspense
Si tu vas chez Ikea, il y a une petite porte discrète appelée accès direct au libre-service. Si tu passes par là, déjà tu évites le voyage guidé à travers les pièces idéales que tu n’auras jamais (tant mieux) et point de départ du désir créé à l’intérieur de toi.
Après tu marches vite, le regard fixe, tu n’as pas pris de gros sac jaune, tu te diriges vers le rayon luminaire. C’est comme un objectif vital, le reste est sans importance, tu n’as aucun besoin à satisfaire en petites cuillères, photophore et autres boîtes à pulls.
Là tu réalises que ta lampe n’existe plus. Tu t’adresses à un vendeur pour qu’il t’aide à choisir la bonne ampoule. Il te répond « ben faut démonter votre lampe et revenir ». Donc tu te débrouilles seul. Déductions faites (c’est assez simple chez Ikea), tu prends un lot de 4 ampoules, et grâce à ce vendeur aimable tu n’as plus aucune envie de dépenser de sous ici.
Maintenant il y a des caisses libre-service.
Celles qui ont une « douchette pour scanner » (à qui je décerne la médaille de l’expression la plus moche de la terre). Tu te diriges vers celle qui n’est pas prise et une autre employée aux couleurs tournesol te demande sur un ton de maîtresse d’école d’où tu viens. Tu réponds : ben là, elles étaient toutes occupées, alors j’ai fait le tour vers une libre . Elle répond « Bon, ça va. » J’ai cru qu’elle allait me demander mes papiers et mon extrait de naissance.
Ils se sont donc organisés pour m’aider à réussir mon challenge.
Je sors de chez Ikéa avec 4 ampoules.
Dans ma cuisine, c’est l’été. Ça tombe bien, dehors il pleut.
11:06 Publié dans Les conversations | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : ikéa, fiction, l'ampoule saison 2 le retour
26.03.2009
Ikéa : le suspense !
Il manque une ampoule dans la cuisine, et une dans le salon. Pourquoi partout où j’habite les lumières explosent aussi vite ?
Du coup, ça fait des ambiances claires-obscures. C’est joli dans un tableau, en vrai c’est chiant d’y voir moins bien. Mais bon, je n’ai pas attendu ma pénurie d’ampoules pour découvrir qu’il y avait un écart entre la réalité et la fiction. Celui de l’esthétisme en l’occurrence.
Bref. Le problème est que pour une lampe en particulier (qui est accrochée au plafond) si je ne lui donne pas pour se remplir d’énergie une ampoule IKEA (de là où elle vient), l’ampoule tombe (et donc se casse).
Je ne veux pas croire que le concept soit poussé à ce point, mais j’en suis à deux tentatives qui aboutissent au même résultat : ça se fracasse sur le carrelage (ce qui n’est pas du tout la raison d’être d’une ampoule).
Donc, bête que je suis, je m’en va retourner au grand magasin gigantesque pour acheter une ampoule. Sauf que.
Il s’agit d’aller chez Ikéa pour acheter UNE ampoule.
Vous entrevoyez le gigantisme du défi ?
Vais-je résister à la tentation, là où tout est organisé pour que je sois soudain submergée de tas de désirs que je n’avais pas jusque là ?
Saurais-je rester droite et digne au milieu des allées ?
Reviendrai-je de chez Ikéa avec une taie d’oreiller à rayures, une poubelle de table en plexi orange, un lot de bougies parfumées à la vanille, et les indispensables serviettes en papier vertes très tendances ?
Ah, ah, ah…
En ces temps à la fois consuméristes et in crisis, je m’offre un challenge !
20:01 Publié dans Les conversations | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : ikéa, fiction, l'ampoule saison 2 le retour
28.02.2009
Mon fils a une très bonne digestion
Est-ce qu’on devient fou parce qu’on réalise que c’est fou ?
En gros, voilà la question posée par mon ado du soir, espoir.
Dans notre vie à nous, le repas du soir est un moment de conversation. Cette tradition est née de repas en tête à tête que nous avions tous les deux : lui 3 ans et demi, moi 26. Un petit appartement sans télé, un salon qui faisait salle à manger et chambre, une situation banale de maman séparée avec enfant (on appelle ça monoparentale) (on devrait plutôt dire multiparentale). Donc.
Pour donner un peu de consistance à nos tête-à-tête, je commençais par lui raconter ma journée : moi aujourd’hui… J’organisais un récit, j’ai fait ci, j’ai fait ça, à un moment donné on a rigolé à cause de ça, et puis dans la rue j’ai vu ça, etc… Ensuite, je lui disais : à toi !
Et bla bla bla bla, et bla bla bla bla.
Vu que je suis une piètre cuisinière, ça avait d’abord le mérite de détourner son attention de mes ratages culinaires.
Résultat des courses quelques années plus tard :
- Mon fils est l’individu qui mange le plus lentement de la terre, et qui déguste froids tous les repas chauds.
- La phrase que je lui répète le plus souvent au cours d’un repas est : Mange Antoine. Parce qu’il parle tellement qu’il en oublie d’avaler sa bouchée.
- Et il pose des questions à peine assis à table. Parfois même, il y va direct : on parle de quoi ce soir ?
Donc certaines fois, ça donne :
Il arrive avec sa dégaine d’ado qui sort de son antre, il met les pieds sous la table (mal élevé) et sans même regarder le contenu de l’assiette (sauvée) il déclare :
Maman, tu crois que je peux devenir fou ? J’arrête pas d’y penser, parce que tu vois, c’est tellement fou ce qu’on vit.
Il vient de découvrir Camus. L’éducation nationale fait ça aux adolescents, leur faire lire Camus.
Au milieu de sa tentative pour en faire de braves petits salariés, adaptables et pas trop regardants sur les salaires, elle leur donne à lire Camus… Réalise-t-elle ce qu’elle leur met sous leurs yeux ? Imaginons que non, pas tout à fait.
En conclusion, j’ai dit ce que lui dit Camus :
ok, c’est dingue, on peut rien y changer. Alors le mieux à faire, c’est d’inventer sa vie. Mange Antoine, c’est froid.
11:34 Publié dans Les conversations | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : littérature, camus, problème de digestion, absurde
10.01.2009
Surdité du bord de mer…
Parce que mon oreille gauche s'était bouchée soudainement (j'entendais la mer dans le coquillage, sans le coquillage), l'ORL après avoir soigné mon ouïe pertubée (je n'ai rien contre entendre l'océan et les vagues, bien au contraire, mais seulement quand je suis face à la mer…), donc il m'a soigné pour une perte d'ouïe à l'oreille gauche et il m'a prescris un IRM.
C'est ce tube dans lequel tu entres allongé, tu restes immobile, là comme ça, la tête coincée, tu te prends facilement pour un cadavre dans son cercueil alors forcément tu flippes un peu… Le radiologue te met dans la main une poire qui sert de lien avec le monde extérieur. Au cas où tu paniques…
Elle m'a dit Vous pouvez fermer les yeux. C'est ça qui fait peur. Donc conseil : garder les yeux ouverts (comme dans la vie, tu changes rien, tu restes vigilant et attentif)
Ils ont bricolé une sorte de petit miroir au-dessus de toi. Si tu regardes, tu vois ce qu'il y a devant le tube, des écrans, des gens qui passent, un bout de ton orteil qui dépasse… C'est beaucoup mieux que l'obscurité.
Ça dure un quart d'heure. De temps en temps, une sirène retentit, comme si la machine avait détecté de quoi sonner l'alerte.
Au début j'ai cru qu'ils écoutaient de la techno, mais non c'est le bruit des machines. Avis aux amateurs de musique façon Pierre Henry, il y a du son et du rythme à aller enregistrer.
Après, le chef des IRM vient te dire le résultat. Pour moi c'est normal. Monsieur Piton me l'annonce vite fait, dans un petit bureau. Mon amoureux est, lui, dans la salle d'attente.
J'imagine si le pire était dit, là, dans ce bureau comme celui du KGB, toute seule. Et après le parking de la clinique, -5° dehors, un amoureux ébahi et toi qui pleures…
C'est donc ainsi qu'on peut apprendre des très mauvaises nouvelles. C'est moche.
Au lieu de ça, on a fait les veinards, on a ri, oui, oui, j'ai bien un cerveau ;-)
Mais je pense à la vie qui est courte, souvent brutale. Aux autres qui sont sortis d'ici sans fous rires, avec les vertiges et les peurs.
Je pense à mon père aussi.
12:45 Publié dans Les conversations | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : irm, océan, garder les yeux ouverts
03.01.2009
Exercice de voeux
Pragmatique > Ça c’est fait. Matérialiste > Je ne vois pas pourquoi on achète autant à manger, alors que tout le monde se gave de toasts et après on bouffe les restes pendant 3 jours. Rêveur > Ah, 2009… Docile > Oui, oui, j’ai fait ma liste de résolutions. Nostalgique > Ah, 2008… Heureux quoi qu’il arrive > C’est toujours marrant les cotillons. Maniaque > Oui, mais à ramasser, c’est chiant. Précis > Cinq, Quatre, Trois, Deux, Un Bonne Année ! Râleur > J’en connais même pas, moi, des Sylvestre. Franchement, c’est le seul type que tout le monde fête et personne n’en a jamais croisé un seul dans sa vie. Connaisseur > Le mieux, c’est ne rien faire qu’on n’ait pas envie de faire. Bavard > Nous, l’année dernière, on avait préféré partir. Paris à minuit, super, les lumières sur les Champs Elysées. Il y a deux ans, nous avions loué un petit gîte du côté de la Bretagne. Sympa aussi. Oh pour 2005, on avait invité tout le monde pour faire un réveillon costumé. Je me souviens, j’avais loué un costume de pirate. C’était super, on s’était marré. Cette année, oh, simple, tranquille, pas de chi chi, c’est la crise quand même. Ma grand-mère > Ce que tu fais le 1er janvier, tu le feras toute l’année… Cascadeur > J’enchaîne trois soirées l’une après l’autre. Et je finis carpette. Prétentieux > 2009, je le sens, c’est mon année ! Comptable > C’est chiant les bilans… Motivé > À partir de lundi, je vais courir tous les soirs, je vais à la piscine deux fois par semaine, et je mange des légumes. Séducteur > En 2009, je t’épouse… Idéaliste > L’année prochaine, je ne fais rien. Numérologue > 2+0+0+9=11=1+1=2 Nostradamus > Alors la rive sera atteinte, Et de l’an Neuf ne saura Si le temps est venu De rire ou de pleurer. Rabat-joie > J’aime pas les débuts d’année, ça me donne le cafard. Poli, en toutes circonstances > Oui, oui, merci, Bonne Année à vous aussi. Et à toute votre famille également. Mielleux > Les années passent et elles n’ont décidément aucune prise sur vous… Complice > À l’année prochaine ;-) Trader > Cette année, je mets des sous de côté. Colombe de la paix > Et ben, c’est pas gagné… Vendeur > En 2008, nous vous offrions déjà la garantie. Mais en 2009, nous allons encore plus loin : c’est garantie offerte + le tout équipé gratuit et si t’es pas satisfait on te rembourse. Lycéen > Darcos, si tu savais ! Littéraire > En 2009, je relis toute l’œuvre de Zola. Et de temps en temps, un polar. Consommateur > 2008 ou 2009, ça ne changera pas grand chose à ce qu’il y a dans mon porte-monnaie. Animal > 2009, et roule ma poule ! Courant d’air > On essaie de se voir cette année ! Électrique > J’ai des bonnes ondes pour 2009. SFR > Votre facture de janvier 2009 est disponible. Vous avez dépassé votre forfait. Le montant est de 89 euros. Ado > Allez, good year, vite fait. Musical > Vive le vent, vive le vent ! Cosmique > En année chinoise, ça compte double. Donc on n’est pas en 2009. Si, j’te jure. Moi > Mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année !
12:51 Publié dans Les conversations | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : raymond queneau, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, 2009










