10.03.2008
Elephant people*
Me voilà taguée… (se faire taguer, c’est une sorte d’atelier d’écriture en fait. Qui passe de blog en blog. Quand on te tague, tu dois donner 6 qualités et défauts. Après c’est comme les chaînes de l’amitié, tu dois taguer à ton tour 6 autres bloggeurs) (un peu comme un My space, tu étends ta toile et ton réseau) (mon dieu que c’est beau)
Se retrouver taguée c’est une curieuse sensation, mais qui a l’avantage, contrairement au café renversé sur soi, de ne pas brûler et de ne pas tacher. Aussi, j’ai décidé de jouer et puis on ne sait jamais, je ne veux pas être celle par qui ne passera pas le miracle d’Internet.
6 qualités et défauts (tiens, tiens, ça me rappelle quelque chose).
Nostalgique : hier je suis retournée à l’école maternelle et j’ai fait mes devoirs.
Savonneuse : hier, j’ai glissé dans ma baignoire
La classe : aujourd’hui j’ai rendez-vous avec un avocat et ensuite avec un éditeur (sans aucun lien de cause à effet)
Éperdue : si vous pouviez voir ce que je vois
Menteuse par omission : j’ai fait des crêpes, et au lieu de mettre du beurre salé, j’ai mis du beurre doux. Alors j’ai rajouté du sel.
Fière de moi : pendant longtemps j’ai respiré de travers. Maintenant ça va mieux.
*Parce qu'on est tous le défaut de quelqu'un et la qualité de soi-même (mystère)
10:46 Publié dans Les apparences | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : john merrick, baignoire, mystère, the married monk, miracle, tag, écriture
12.02.2008
Les sabots d'hélène…
J'ai remarqué que les filles d'aujourd'hui (ont de bien jolis parapluies, chantait Gérard Depardieu sur un 33 tours), les filles d'aujourd'hui se regardent droits dans les bottes.
Il y en tellement de modèles (pointues, rondes, carrés, cow-boy, plates, talons…) que se glisse dans ce coup d'oeil assassin un jugement qui varie selon : j'aurais dû m'acheter celles avec des talons, ou ça le fait des plates un peu motard.
En bref, il s'agit de vérifier si la botte de la fille croisée n'est pas la secrète… La perle rare, la botte qui sortirait de ce vaste paysage infini de la chaussure "on a toutes la même", celle de sept lieues qui nous emmènerait au bout du monde (c'est-à-dire sans avoir mal au pied le long de 2 ou 3 rues piétonnes).
L'oeillade est systématique, elle commence par là, en bas, avant de remonter éventuellement si vous avez réussi le test "j'ai les pompes qu'il faut".
En attendant, qu'elles regardent mes godasses tant qu'elles veulent, pendant ce temps-là elles ne matent pas mon amoureux.
19:15 Publié dans Les apparences | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
18.01.2008
water-proof ou effet volume ?
À 37 ans, je ne savais pas me maquiller. Donc je ne me maquillais pas. Donc Sephora était l’équivalent pour moi d’une sorte de temple dans lequel on n'entre que si on a et enlevé ses chaussures (hors de question que j’abandonne mes bottes de star en plein cœur de la rue piétonne la plus longue d’Europe) et que si on est baptisée (ce qui n’est pas mon cas, ce qui tombe bien car je n’y crois pas du tout, mais alors pas du tout) et que si on porte une longue tunique orange avec le crâne rasé (la toge safran à la limite, ceinturée, mais le crâne chauve j’ai pas tellement envie) et que si on a des petites frisettes brunes qui tombent dans les yeux (impossible, c’est raide). Donc si tu as fait tout ça en même temps, tu peux entrer chez Sephora.
Ensuite, admettons t’es à l’intérieur (parce que tu as renoncé à tes convictions les plus profondes pour céder à ta curiosité). Et c’est l’épreuve de la langue étrangère version code secret. Khôl ou mascara, eye-liner ou crayon, pinceau ou éponge ou mousse, blush à paupières n’a rien avoir avec blush à joues, palettes multicolores ou mono poudre, à l’extérieur de la paupière ou sur le haut ou sur le bas…
Donc je prends un brillant à lèvres transparent et des cotons-tiges (ils sont vraiment jolis les cotons-tiges chez Sephora, avec leur petite boîte très pratique quand tu pars en voyage, je vous assure ça vaut le coup).
Et puis j’ai une copine, une vraie copine de la mort, qui m’a offert une petite boîte de couleurs pour les paupières et qui m’a maquillée tout en m’expliquant pourquoi, comment, chaque geste ! Soudain c’est un monde qui s’ouvre…
19:30 Publié dans Les apparences | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
16.01.2008
t'as une drôle de tronche ce matin…
Quelquefois cela semble impossible de se débarrasser des rêves. On dirait que tout le jour on va se traîner les images mélangées, des chocs de civilisation, un éclatement de soi sinueux et sordide qui ne peut pas être vrai… On ne peut pas être ça, cette chose qu’on a rêvé.
Avoir dans la tête cette folie de sens et d’images, vraiment comme un cataclysme au fond du cerveau, une traversée dans le temps sans espèce de chronologie, des gens ressuscités et des actes sans morale.
Comment alors se lever, poser les yeux sur soi dans un miroir matinal, s’emparer d’une journée, devenir concret et efficace quand on a passé la nuit dans le surréalisme monstrueux du fin fond de son âme. Quelquefois on ne peut pas se débarrasser de soi comme ça.
19:25 Publié dans Les apparences | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
06.01.2008
Chez le coiffeur
Parce qu’elle a dit
"J’adore les sacs de marque. J’ai un Gucci, un Dior, un…" et là elle énumère.
"Mais j’avais pas encore de sac Vuitton. J’aimais pas, le LV ça fait plastique, d’ailleurs c’est pas vraiment du cuir. Enfin, il y en a qui me plaît. Enfin je vais avoir un Vuitton."
C’est important les sacs pour les filles. C’est vrai, ça compte, une sorte de valise, de chez soi qu’on trimballe. Il paraît que ça finit la silhouette. C’est à ça qu’on repère la classe, si on l’a ou pas.
Elle, elle n’avait pas la classe pourtant. Elle essayait de ressembler à une page de Elle.
Et puis, elle étalait ses possessions comme si on était rentré dans son placard. J’avais pas envie d’être dans son armoire au milieu du it bag et du Longchamp.
Je me suis dit
Comment on va résister à ça ?
J’ai regardé
Mon vilain sac gris de chez H&M de l’année dernière (du H&M de l’année dernière, c’est comme une antiquité)
Et puis merde.
17:20 Publié dans Les apparences | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note




