13.01.2010

(re)Lire et (re)Dire…

cendrillon.jpg Dans le cadre (délicieux) du grand prix littéraire organisé et présidé par Cécile Quoi de 9, j’ai défendu le roman Cendrillon d’Éric Reinhardt paru en septembre 2007.

Il fait désormais partie de la dernière sélection au côté de Ravalec et de Laurain. Et il ne devra en rester qu’un…

J’en avais parlé sur ce blog à l’époque de ma lecture, mais rapidement, encore sous le choc. Et puis je ne sais pas toujours bien parlé des livres que j’aime… C’est ma timidité.

Pendant cet hiver de 2007, il avait écrit un texte dans les Inrockuptibles. Il y racontait comment sa femme se battait contre la maladie et lui avec son livre, comme un défi pour chacun et ensemble avec leur amour.
Il expliquait aussi que, dans son roman Cendrillon, les différents narrateurs étaient des sortes de Lui, Éric Reinhardt, lui et ceux qu’il aurait pu devenir s’il n’avait pas rencontré sa femme.
Je me souviens que mon amoureux était dans la baignoire, et je lui avais lu ce texte assise par terre sur le carrelage.
J’avais pensé à l’instant où je lisais ces mots qu’il ne fallait pas avoir peur, que tout pouvait s’affronter.

J’ai envoyé des photocopies du texte à des gens que j’aimais, autour de moi.

Quand j’ai lu Cendrillon, c’était plus tard, l’été. Des après-midi qui vont bien avec la lecture.

Je l’ai lu avec gourmandise, à cause de cette jubilation que j’évoque dans le billet du mois d’août 2008.
J’avais pensé à Voyage au bout de la nuit, de Céline. À cause de l’ampleur. La sensation de lire quelque chose qui n’a jamais existé avant, qui va avec le XXIème siècle.

Il y a la langue, précise mais neuve, des flots parfois. Quelque chose de la connexion et de la globalisation aussi, mais dans la façon de raconter, dans la construction, j’allais écrire dans la navigation.

Il y a sa vision de la finance, ce trader qui dit que sa seule peur c’est que les gens découvrent la réalité et alors obligé, quand les gens sauront la réalité, on l’empalera sur la place publique… Il y a ce complot délirant contre lui, l’écrivain qui se retrouve embarqué dans des conférences bidons. Il y a ce narrateur-terroriste qui utilisera la télévision pour… Et puis ce narrateur amoureux, de l’automne, de sa femme et des chaussures signées Louboutin.
Comment vous dire ? J’avais eu la sensation de lire davantage qu’un roman…
L’impression de lire un morceau de l’histoire de la littérature. Oui, vraiment, sans emphase du tout.
(J’ai entendu des critiques littéraires le dire aussi…)

Donc, Cendrillon d’Éric Reinhardt dans vos projets de lecture en 2010.

(amis jurés, votez pour lui)

Vous trouverez ici les réponses de Monsieur Reinhardt aux 9 questions qui lui ont été posées par le Jury Du Prix Littéraire CécileQuoide9.

En suivant, toujours là, il y aura les réponses de Monsieur Ravalec et de Monsieur Laurain.

Commentaires

Tu donnes envie de le découvrir ce livre.

Écrit par : Aude | 14.01.2010

Oui, moi aussi j'ai pensé à Céline, à Cohen aussi, à Jaenada un peu (mais bon, j'ai tendance à penser un peu tout le temps à Jaenada cela dit). En tout ca c'est un trèèèèèèèèèès bel hommage.

Écrit par : Cécile de Quoide9 | 14.01.2010

Précision : le très bel hommage est ce que tu as écrit bien sûr, pas la référence à Jaenada (quoique...).

Écrit par : Cécile de Quoide9 | 14.01.2010

Impatiente de commencer ce livre !

Écrit par : Liliba | 14.01.2010

Tu te débrouilles très très bien pour défendre tes coups de coeurs, ça me donne aussi très envie de le lire, merci.

Écrit par : Malou | 14.01.2010

@aude : découvrez, découvrez !

@cécile9 : j'ai pensé à Céline surtout pour l'invention. Je suis surtout ravie si d'autres gens le lisent !

@liliba : laisse-toi faire…

@malou : tu peux peut-être l'emprunter à christiane ?

Écrit par : ficelle | 15.01.2010

excellent choix !

Écrit par : bertfromsang | 21.04.2010

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