26.05.2009

Philo-sophie de haute voltige !

Se mettre à la place de l’autre : voilà le point central de l’histoire de la vie ensemble, le nœud de la société ou plutôt de son impossibilité à être une société d’égalité et de fraternité au nom de la liberté.
C’est un sujet ambitieux, je vous l’accorde, et je n’ai pas travaillé la question de façon consciencieuse (je n’ai pas passé mon week-end à relire Monstesquieu) (j’ai vu Millenium au cinéma en mangeant des pop-corns, c’est vous dire si j’étais loin de réfléchir à tout ça…)
Pourtant, le constat s’impose, c’est là toute la difficulté : ce qui est agréable pour moi peut être désagréable pour l’autre. Et surtout vice-versa. Plus encore, quand c’est désagréable pour moi, le plaisir de l’autre est parfaitement insupportable.

Dans les cas de la vie intime et sentimentale, ce décalage (appelé aussi chagrin d’amour ou haute trahison) se règle par la volonté personnelle, un long chemin solitaire et douloureux qu’il faut bien faire puisqu’on n’a pas le choix. Et un jour, on redevient heureux…

bruit_echelle.jpgDans la vie en société, régie par des règles, un grand nombre de lois permet d’établir une sorte de compromis où la liberté des uns n’empiètent pas trop sur la liberté des autres, une sorte de contrat qui nous protège un minimum de cette liberté de l’autre parfois dangereuse (mon plaisir, c’est de griller les feux rouges. Mon plaisir, c’est d’assassiner les gens. Etc…).
Mais ces règles, si elles sont simples dans le fond, sont parfois interprétables, difficilement applicables, pas toujours adaptées à la situation. Et surtout pas équitablement respectées.

Bref, vous l’aurez compris peut-être, j’ai encore vécu mes soirées en compagnie des plaisirs pris par les clients de ce faux salon de thé installé en dessous de chez moi et je vous assure que sous ma fenêtre à 1h du matin ils ne mangeaient pas des parts de tarte bio, encore moins du riz au lait. Ils buvaient bière et vin rouge, ils étaient heureux, la musique était forte, et ça durerait jusqu’à 2h du matin (et ils n’avaient pas envie que ça s’arrête, c’était bon cette soirée, peut-être même qu’un d’entre eux était amoureux et il aurait voulu que ça dure toute la nuit…).

Moi, j’étais au-dessus. Pour la énième fois depuis 1 mois je ne pouvais pas dormir, ni lire, ni rien. J’avais envie que ça s’arrête, 2h du matin c’était déjà beaucoup trop, je rêvais que débarque un car entier de CRS enragés, que le tapage nocturne et le débit de boissons illicite soient constatés, que l’établissement soit définitivement fermé avec des scellés indestructibles, que tous ces gens joyeux (et bourrés) qui m’empêchaient de vivre aillent alors plus loin prendre leur plaisir…

Ce matin, je me suis demandée si mon plaisir à moi ne serait pas subitement d’arroser ma plante à grande eau (j’ai le droit), de secouer tous mes tapis et couettes par la fenêtre (c’est pas interdit par la loi) et de jeter mes mégots (ça c’est limite, mais avec un bon avocat ça passera) juste en dessous pile dans la tarte bio du jour !
Je pense que le débat ne fait que commencer…
À suivre !

PS : si vous avez dans votre entourage un spécialiste des problèmes de nuisances sonores du voisinage, je suis preneuse ;-)

Commentaires

Bon, ben nous on va déménager. (courage, fuyons devant les nouveaux voisins très sympathiques mais qui vivent all day long DEHORS et qui s'eng*ulent at night et dehors EN MêME TEMPS.)
Bref, mon conseil, c'est que je compatis. Comment ? Ce n'est pas un conseil ? Désolée, j'ai du mal à réfléchir à cause du bruit...

Ecrit par : pagesapages | 26.05.2009

Pas de problème de voisinage, y'a juste le chat des voisins qui vient manger dans la gamelle du mien et dormir dans nos lits mais c'eest pas grave.
A ta place j'en aurais assez aussi. J'ai vécu près d'une épicerie de nuit dans ma jeunesse et c'était pénible tous ces ivrognes à la recherche d'alcool.

Ecrit par : Aude | 26.05.2009

non, je ne sais pas comment faire pour que "ça" s'arrête, j'aimerais tant !
V.

Ecrit par : valy christine | 26.05.2009

Julien Courbet? ;-)

Ecrit par : Magda | 27.05.2009

@pagesapages : je n'ai pas prévu ça du tout (j'ai déjà beaucoup pratiqué le déménagement, même une fois, je suis restée 3 mois seulement…) (mais ceci est une autre histoire…) (à raconter). Mais je compatis aussi, encore plus ;-)

Ecrit par : ficelle | 27.05.2009

@aude : ici ce sont des chats façon gouttière qui miaulent et chassent la nuit ;-)

Ecrit par : ficelle | 27.05.2009

@valy : je trouverai la solution, foi de poirier ;-)

Ecrit par : ficelle | 27.05.2009

@magda : on en a un dans le genre, par ici, qui est "le courbet" des quartiers… Mais on se garde ça en ultime réserve (parce qu'il est vraiment méchant)

Ecrit par : ficelle | 27.05.2009

j'ai plus souvent été le dérrangeant que le dérrangé alors je serais de mauvais conseil. Mais la tendance commence à s'inverser, avec le temps... :o)

Ecrit par : liam | 28.05.2009

Ouille. Et avec les beaux jours... ça ne risque pas de s'arranger.
Bon courage, en tout cas.

Ecrit par : nathalie | 28.05.2009

@liam : c'est bien là le coeur du problème… ;-)

Ecrit par : ficelle | 28.05.2009

@nathalie : oui, c'est comme ça qu'on en vient à préférer les soirs de pluie aux douces soirées d'été. (pas encore tout à fait quand même, je suis coriace)

Ecrit par : ficelle | 28.05.2009

C'est ma hantise, je crois que je serai capable de tuer. J'ai déja déménagé en partie à cause d'un enragé au dessus de chez nous..... Je n'ai aucun conseil, peut-etre aller voir à la mairie, verifier si ils ont une licence pour débit de boisson ? Et apres, cocher la case "avocat"

Ecrit par : Miss Zen | 29.05.2009

@misszen : j'ai fait aussi le déménagement au bout de 3 mois ! Mais là, j'ai pris option "bataille" vu que l'endroit flirte beaucoup avec l'inégalité, j'ai quelques atouts… (mais pas pour ce soir, j'en ai peur…)

Ecrit par : ficelle | 29.05.2009

Je peux venir leur faire peur ... paraît que j'ai la tronche à ça ...

Ecrit par : Ultimo | 10.06.2009

@ultimo : la tronche à faire peur aux mouches ! "il a une drôle de tête, ce type-là" ;-)

Ecrit par : ficelle | 10.06.2009

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