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08.03.2008
Résumé de philo-sophie
J’ai entendu parler
Du besoin d’être aimé, et plus que ça
Des souvenirs de l’enfance et des pères, les blessures que ça laisse, les adultes que ça fait
Des routes et les chemins qui s’empruntent en attendant le bon, et aussi les virages qu’on négocie et les impasses, et ceux pour qui ça roule
De l’importance des rencontres
De la précarité et des risques
De ruptures : avec un autre, avec un métier. Et puis le mot rupture a pris la forme d’un président, alors j’ai décidé de ne plus utiliser ce mot.
Des choses qui s’arrêtent brutalement et des difficultés pour se reconstruire
De la solitude au milieu
De l’image qu’on donne, des autres qui vous regardent ou pas, comment ils vous regardent
De tas de trucs sur le temps qu’il fait, fera, était, devient, avec les nuages, le vent, l’hiver qui vient pas, l’été qu’on attend qu’il revienne
De si on fait des concessions, faire la pute ou être diplomate, de la limite que chacun se fixe
De se vendre
De se donner
De s’assumer, s’affronter, s’attaquer à soi
Des mercis se dire vraiment
Des colères, des « j’comprends pas ce qui se passe », c’est pas possible, de Groland qui devient en vrai en moins drôle
Et du monde qui tourne pas rond, qui change et de nous dedans.
Et de la banquise qui fond
Une jeune fille : « si tu regardes autour de toi vraiment, tu deviens fou »
D’amour comme je savais même pas que c’était possible
…
J’ai vu
Des larmes retenues juste au bord. Sans honte.
Des mains amicales se poser sur les épaules, les cuisses, les mains avec des bises
La mer Méditerranée et l’océan Atlantique, la neige aussi.
Des gens aller les uns vers les autres et s’arrêter. Un peu d’intensité dans les croisements
Des gens qui avaient l’air très très très riche, mais vraiment très très très riche
Des affiches pour vendre des voitures avec des fleurs qui poussent derrière les pots d’échappements
L’origine du monde en vrai et ça m’a fait du bien cette liberté, cette provocation, cet amour, et puis Lacan qui l’avait planqué chez lui. Comme si la proximité avec les œuvres étaient contagieuses un peu
Des couvertures de magazines qui ressemblaient à des attentats à la pudeur
Des yeux grand ouverts, écarquillés, sur des photos, des tableaux, des dessins, des écrans, des lumières, des paysages
Des émotions traverser les visages…
J’ai
Travaillé plus pour moi (plus d’écritures, plus de lectures), pour gagner plus du bonheur
Ecouté davantage et compris 2 ou 3 trucs essentiels
Evité de prendre des résolutions et fait ce que je pouvais
Voté, et regardé la télé qui se prenait pour le cirque et la galerie des monstres
Pris le temps pour ce qu’il est : un présent.
…
Et puis j’ai écrit des philo-sophies et j’ai aimé ça.
12:30 Publié dans Les "philo-sophie" | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : nuages, truc essentiel, philosophie, la mer, écrire




Commentaires
je trouve ça très qui me parle et très joli.
Ecrit par : pam choo | 08.03.2008
Alors ça fait cadeau contre cadeau ;)
Ecrit par : ficelle | 08.03.2008
J'ai aime tes philosophies beaucoup, enormement. C'est tres beau, emouvant, juste, sincere. C'est vraiment bien quoi
Ecrit par : Miss Zen | 09.03.2008
cela tient au partage sans doute…
Ecrit par : ficelle | 09.03.2008
Et moi je les ai lues.
Et j'ai aimé aussi.
Ecrit par : Yojik | 10.03.2008
t'es trop gentil ;-)
Ecrit par : ficelle | 12.03.2008
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