31.01.2008
dernière résolution

21:41 Publié dans Les petites résistances | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
26.01.2008
philo-sophie qu'a pas réfléchi.
Il y a des moments dans la vie où on se fait trimballer. C’est loin d’être une fierté et même au début on a tendance à faire comme si ça nous était jamais arrivé. C’est comme l’accident de voiture, c’est les autres qui n’ont pas de bol. (je me souviens petite, j’ai toujours pensé que j’étais chanceuse, à moi, rien de grave, jamais, impossible) (alors forcément, quand le truc affreux vous tombe dessus, ça surprend : ah tiens, je ne suis pas un super héros et ma vie n’est pas un conte de fées. On m’aurait menti ? Même plan que le père noël ?)
Alors, se faire embarquer là où on n’avait même pas imaginé aller, pensez donc…
Il faut du temps d’abord pour se rendre compte qu’on est en train de se faire embobiner. Pourtant tout est là, criant, sous les yeux. Mais le temps de se dire « Je suis vraiment la reine des cruches » est un temps qui s’étire. Normal, ça n’est pas un moment de joie intense, et l’ego n’aime pas trop les situations de ce genre. Déjà qu’il n'est pas bien solide, l’ego, alors si en plus on lui fait remarquer que non seulement il est chiant avec sa fragilité mais qu’en plus là il a été remarquable de connerie, forcément il se braque un peu. Faut le comprendre…
Après, ça y est, c’est dans le cerveau : t’as été un âne de première. Mon dieu, mais comment t’as pu ?!
Ben, t’as pas pû, justement. T’as pas pû résister, t’as pas su discerner, t’as pas été malin.
S’en suivent quelques heures (jours, mois, années : ça dépend de vous) (je répète : ça ne dépend que de vous) (c’est horrible mais c’est comme ça), une durée indéterminée donc où on va se sentir un peu patraque, moyen regardable dans une glace.
Après, il y a une phase (salutaire, conseillée) où l’on prononce les mots à voix haute. D’abord à des interlocuteurs attentifs et qui nous suivent depuis le début, puis dans des conversations à bâtons rompus. Façon de partager son expérience.
Enfin vient le temps d’assumer et de se pardonner (ça veut dire ne plus s’en vouloir, se chouchouter, faire la paix avec son ego) (celui de tout à l’heure, qui est susceptible).
Il y a, forcément, ici matière à se prendre entre 4 z'yeux…
11:22 Publié dans Les "philo-sophie" | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
23.01.2008
épisode 1 : j'y vais
J'ai écrit un livre. Il va sans doute être publié. Dans les mois qui viennent. Mon éditeur (c’est la première fois que j’écris ça, mon éditeur, je fais un voeu) est tout petit. Il n’a pas d’argent. Mais beaucoup d’enthousiasme. J’espère qu’il a raison, que tout va bien. C’est une aventure que certains connaissent, je ne sais pas si ceux-là se souviennent. D’un individu qui s’appelle éditeur et qui tout à coup vous parle comme si vous alliez apporter le bonheur sur terre.
Je suis en train de faire les corrections. Et puis la fin, revoir la fin, les dernières lignes.
Tout ça se passe ici, à la ville pas à la capitale.
C’est un moment étrange dans la vie de quelqu’un. Peut-être que ça ne sera qu’un moment, pas autre chose, mais déjà c’est pas mal des moments comme ça.
C’est quelque chose comme de l’art tendre. Sortir de la mièvrerie, que les choses à dire se mélangent à ce qui nous touche. Ce que dit du monde l’émotion de voir l’homme qu’on aime au milieu d’un paysage. La subversion dans les câlins.
15:30 Publié dans La libraire a aimé | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
21.01.2008
sainte "philo-sophie", priez pour nous
Il y a une dame, une sainte, une copine de Rita (elle son taf, c’est les causes désespérées, et comme on a tous en nous quelque chose qui tient de mission impossible, il est conseillé de temps à autre d’avoir une pensée pour elle), donc avec Rita il y a « Marie qui défait les nœuds ». C’est son pseudo officiel, une jolie formule, (imaginez « sophie qui déjoue le mal » ou encore « sophie qui va t’en-guerre », ça me plairait bien). Il se construit de la façon suivante : un prénom biblique associé à une activité symbolique. Vous pouvez jouer, vous aussi…
Pour pouvoir défaire les nœuds un à un (mais on n’est pas obligé, comme elle, de les défaire dans un silence de monastère en ayant donné son existence à dieu, on peut faire ça dans une ambiance plus sympa) (non, parce que, déjà, défaire des nœuds, c’est une tâche douloureuse et complexe alors si on ajoute l’atmosphère sinistre d’une cellule de moine ça peut vite donner des envies d’autres cordes auxquelles certains s’accrochent par le cou, genre Je suis le nœud) (et en philo-sophie, on a horreur des trucs comme ça).
Je reprends le fil… (ah, ah, ah)
On s’installe avec un thé, une musique sympa, et on prend un nœud après l’autre (d’un lien que l’on aura préalablement noué). Chaque nœud, dit cette Marie-là, représente un problème, une souhait, un rêve, un défi… (dans la version officielle, le nœud est davantage une passion déréglée, un péché, une tentation…) (D’ailleurs pour ceux que la version officielle réconforte, je vous conseille l’espace prière , c’est très joli avec des petites bougies, un fond noir et une belle croix qui scintille…) (Et ça s’appelle pour de vrai Espace prière)
Pourquoi tout ça ? Parce que Marie qui défait les nœuds est une belle parabole pour qui prend un problème après l’autre… Que les religions ont un sens pratique de la résolution des problèmes (la prière façon neuvaine, c’est-à-dire pendant 9 jours tu demandes et après tu reçois…) (tu demandes une paire de bottes pendant 9 jours et tu reçois ?! Non, non, c’est pas possible ça) et ce sens pratique peut inspirer parfois des attitudes face à la vie quand elle se complique (ce qu’elle fait assez régulièrement).
Alors, pour Rita et Marie qui défait, hip hip hourra !
11:25 Publié dans Les "philo-sophie" | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18.01.2008
water-proof ou effet volume ?
À 37 ans, je ne savais pas me maquiller. Donc je ne me maquillais pas. Donc Sephora était l’équivalent pour moi d’une sorte de temple dans lequel on n'entre que si on a et enlevé ses chaussures (hors de question que j’abandonne mes bottes de star en plein cœur de la rue piétonne la plus longue d’Europe) et que si on est baptisée (ce qui n’est pas mon cas, ce qui tombe bien car je n’y crois pas du tout, mais alors pas du tout) et que si on porte une longue tunique orange avec le crâne rasé (la toge safran à la limite, ceinturée, mais le crâne chauve j’ai pas tellement envie) et que si on a des petites frisettes brunes qui tombent dans les yeux (impossible, c’est raide). Donc si tu as fait tout ça en même temps, tu peux entrer chez Sephora.
Ensuite, admettons t’es à l’intérieur (parce que tu as renoncé à tes convictions les plus profondes pour céder à ta curiosité). Et c’est l’épreuve de la langue étrangère version code secret. Khôl ou mascara, eye-liner ou crayon, pinceau ou éponge ou mousse, blush à paupières n’a rien avoir avec blush à joues, palettes multicolores ou mono poudre, à l’extérieur de la paupière ou sur le haut ou sur le bas…
Donc je prends un brillant à lèvres transparent et des cotons-tiges (ils sont vraiment jolis les cotons-tiges chez Sephora, avec leur petite boîte très pratique quand tu pars en voyage, je vous assure ça vaut le coup).
Et puis j’ai une copine, une vraie copine de la mort, qui m’a offert une petite boîte de couleurs pour les paupières et qui m’a maquillée tout en m’expliquant pourquoi, comment, chaque geste ! Soudain c’est un monde qui s’ouvre…
19:30 Publié dans Les apparences | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
16.01.2008
t'as une drôle de tronche ce matin…
Quelquefois cela semble impossible de se débarrasser des rêves. On dirait que tout le jour on va se traîner les images mélangées, des chocs de civilisation, un éclatement de soi sinueux et sordide qui ne peut pas être vrai… On ne peut pas être ça, cette chose qu’on a rêvé.
Avoir dans la tête cette folie de sens et d’images, vraiment comme un cataclysme au fond du cerveau, une traversée dans le temps sans espèce de chronologie, des gens ressuscités et des actes sans morale.
Comment alors se lever, poser les yeux sur soi dans un miroir matinal, s’emparer d’une journée, devenir concret et efficace quand on a passé la nuit dans le surréalisme monstrueux du fin fond de son âme. Quelquefois on ne peut pas se débarrasser de soi comme ça.
19:25 Publié dans Les apparences | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14.01.2008
Freud, t'as descendu la poubelle ?
Voilà, avec tous ces manques, on est blessé, déficient donc fragile, imbécile, donc infréquentable, bon à rien, donc on réclame des preuves, toujours plus de preuves, que non, pitié, on n’est pas aussi nul que ça. ÇA, c’est une partie de notre inconscient.
Explication : L’inconscient se divise en 3 parties, genre poubelle tri-sélectif. Le ÇA, c’est là qu’on jette en vrac tout le désir (être le plus fort, le super-héros, dominer, maîtriser et jouir, jouir, jouir, là, tout de suite). Après, on trouve le Surmoi qui comme son nom l’indique est une sorte de tiroir bien secret où on a rangé sans s’en rendre compte (ah si je pouvais faire ça vraiment, ranger sans m’en rendre compte, au lieu de me rendre compte que je n’ai pas rangé), bref, dans le Surmoi on a bien planqué tous les désirs de papa et maman, et avec tout ce qu’il ne faut pas faire (interdit, pas bien, sale, honteux). Le Surmoi mène tout droit à la culpabilité…
Et puis y’a MOI. C’est là que c’est le bordel, puisqu’il bataille entre le Surmoi qui le martyrise et le ÇA qui le tente vers le plaisir fastoche et l’envie de dominer le monde. C’est ce qu'on appelle la réalité et son principe…
Bref, revenons à nos blessures et cette confiance en soi qui a toujours l’air de nous filer entre les doigts. Vous vous dites peut-être qu’en philo-sophie que je suis, je vais avoir une sorte de solution pour finir le propos. C’est là que ça coince en fait. Mais je cherche, je cherche… Quelques écrivains que j’ai fréquenté disaient que l’important, c’était juste de chercher. Ce sera ma conclusion : au moins, je fais déjà un truc fondamental, je cherche.
Il y a là, à mon avis, matière à analyser…
PS : je me disais aussi que peut-être que quand on a totalement confiance en soi, c’est chiant…
Re-PS : les définitions du tri sélectif sont des interprétations personnelles. Elles ne sont pas garanties et ne peuvent pas servir de base pour un allongement sur canapé, ni pour une interro écrite sur Freud.
18:45 Publié dans Les "philo-sophie" | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
13.01.2008
ici, maintenant, le 13 janvier 2008
17:55 Publié dans Les questions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.01.2008
affiche tes idées !


20:25 Publié dans Les petites résistances | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
08.01.2008
ici, maintenant, le 8 janvier 2008
TU TE PRENDS AU JEU FACILEMENT ?
T'ES MAUVAIS PERDANT ? TU TENTES TA CHANCE ?
16:15 Publié dans Les questions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



