20/11/2010

tentative de déménagement

Ceci est une sorte de crémaillère…
Venez voir par là, je vais essayer de continuer Mon expérience du désordre.

20:04 Publié dans Les envies | Lien permanent | Commentaires (3)

10/11/2010

L'Histoire enfermée ?

Le siège des archives nationales de Paris est occupé par ses salariés depuis le 16 septembre. Ils sont contre l'implantation de la Maison de l'histoire de France, projet voulu par le président (et par Guaino qui en parle ce matin sur France Inter).
S'ils craignent pour leurs emplois, ils estiment aussi que ce projet est "au mépris de la conservation et de la communication des sources de l'histoire". Dans l'article des Inrocks, un historien dénonce ce "futur symbole d'une France étriquée," et donne des exemples de thèmes abordés : Histoire du drapeau français, ou Les français et l'impôt.
À Guaino, fier du terme de Maison, au lieu de Musée car le Musée est un "objet figé" (les conservateurs de musées apprécieront), un autre historien rétorque malicieux que le mot maison s'utilise dans Maison d'enferment ou close.
C'est vrai, une Maison ne s'ouvre sur l'extérieur seulement si on en ouvre la porte.

Hervé Lemoine, son futur directeur, a pour objectif de "renforcer l'idendité et répondre à un besoin de sens". Guaino, en ce moment même à la radio, justifie ainsi ce projet : "la France est en pleine crise identitaire" et s'offusque qu'en France on ne puisse plus utiliser certains mots, comme celui d'identité…
Nés en france, regardés de travers, et sommés de s'intégrer dans un truc dont ils font déjà partie, je comprends que certains se sentent en pleine crise identitaire (voir le doc La tentation d'une émeute sur Arte), mais pas sûr qu'une Maison pareille leur donne le sens nécessaire pour aller mieux.

J'ai presque terminé de lire Passé sous silence d'Alice Ferney.
passsoussilencAferney.jpg Elle alterne les voix d'un Général Grandberger et de celui qui commettra l'attentat. C'est le moment de la guerre d'Algérie, du retour du général au pouvoir. Je ne connaissais pas bien cette partie de l'histoire.
L'écriture d'Alice Ferney est remarquable (je parle comme un jury de Master Chef maintenant), précise, limpide.

Il se trouve que c'est l'anniversaire de la mort du général de Gaulle. Il y a 40 ans. (La blague en famille était que née le 7 novembre 1970 le général s'était éteint 3 jours après ma naissance, rassuré pour la suite…) Et hier soir, curieuse du coup, j'ai regardé un documentaire sur le général, façon de nourrir ce que je suis en train de lire.
Dans le roman, il n'y a pas de parti pris, elle s'intéresse comme le font les romanciers au chemin d'un homme, à ce qui fait qu'on arrive à ça, à ce qu'il y a de complexe dans une tête, comment le sens et l'identité sont des choses fragiles et intimes. Des trucs difficiles à montrer dans une maison-musée…

 

Deux avis sur le sujet de cette Maison spéciale : ici et

04/11/2010

Encore Rosa

Présentation du Dossier Rosa Pink lors de la Pecha Kucha Night 5
(je rappelle le principe : 20 images projetées chacune pendant 20 secondes pour expliquer un projet, un processus créatif…)


 

 

pechakucha1.jpgImage 1 - Texte lu

Un soir d’hiver nous avons découvert les premières traces de Rosa Pink. Cette femme, née des imaginations ou des fantasmes, apparaît quand elle veut, se dévoile un peu, disparaît encore, revient à nouveau. La question à laquelle nous essayons de répondre depuis 1 an bientôt est simple en apparence : Qui est Rosa Pink ?

pechakucha2.jpg

Image 2 - texte lu

C’est d’abord un simple nom, quelques lettres tracées dans une typographie piquante. Nous avons ouvert le dossier, excités, et ce dossier est devenu une malle aux trésors.  Nous avons trouvé des indices de son existence. Mais des indices sont-ils des preuves ? Elle n’est peut-être qu’une illusion d’optique ou seulement une farceuse…

 

 

 

pechakucha3.jpgImage 13 - Texte lu

Voici ce qu’écrit Philippe Potin en 1969. La scène se passerait aux Baléares. Elle ne m’a pas fait tourner la tête, il n’y a pas de coup de foudre ici (un coup de foudre supposerait une réciprocité, et puis un contact physique, un tremblement) (avec elle, j’ai seulement effleuré la possibilité d’un amour)

 

 

 

 

 

 

04.png 

 

 

02/11/2010

Un peu de Rosa Pink

C'est un projet artistique, qui existe depuis ma rencontre avec un certain Célestin (en gros y'a un an)
Ce monsieur Célestin fait le graphiste, l'illustrateur, et parfois il a des insomnies, se lève la nuit et s'en va prendre des photos.
Au début, il m'a demandé d'écrire des textes sur son travail perso. Le duo s'est formé simplement : lui les images, moi les mots.

L'aventure a démarré.
Il crée des typographies (entre autres). Alors je raconte ces dessins de lettres qu'il invente : Marilou, Maurice Patère dit Momo, et puis la Rosa Pink. Il me dit "Je veux des légendes…"
Comme je suis une fille narrative, j'écris des petites scènes et Rosa Pink (typographie piquante) devient un personnage.

Depuis ce moment-là, Rosa Pink existe, notre projet c'est cela, la faire exister.

Cela devient : Le Dossier Rosa Pink.

Sur le site, vous trouverez des choses en vrac textes et images, la première exposition en septembre 2010, et puis la semaine dernière notre présentation du Dossier Rosa Pink à la Pecha Kucha night 5. (le principe, c'est de choisir, de présenter et de raconter 20 images qui sont projetées pendant 20 secondes, soit 6mn40 face au public)

pechakucha.JPGVous apercevez mon ombre, derrière il y a Rosa Pink, ou plutôt une certaine vision d'elle.

À SUIVRE...

 

18/10/2010

De quels mineurs on parle ?

Ben oui, moi, avec les mineurs, j'ai fait des confusions.
Il y avait ceux qui surgissaient de terre (avec l'émotion forcément. Même si c'était excessif le côté direct 24h/24h, mais les journalistes étaient contents de pouvoir enfin faire un direct sur une bonne nouvelle) et puis il y avait les mineurs dans la rue, que certains auraient préférés sous terre, Allez les jeunes, au charbon !
En lisant les titres, j'ai confondu un instant les 2 sortes de mineurs.

Sur la jeunesse dans la rue, j'ai entendu les trucs habituels (d'abord à la télé, et après les gens répètent la même chose exactement) : ils sèchent les cours, ils manifestent sans savoir pourquoi, c'est irresponsable de les pousser à aller dans la rue…
Oui, oui, ils sont jeunes donc. Avec l'énergie, l'insouciance, un peu branleurs sur les bords, des angoisses qui manquent de mots, à regarder comment vivent les vieux inquiets et comme la fin a l'air difficile, comme ils sont usés et résignés ces aînés-là, c'est sûrement pas comme ça qu'ils se projettent…
Pourquoi prend-on systématiquement les jeunes pour des ignorants, des feignants ou des méchants ?
Mon dieu, que cette société de vieux croutons a la mémoire courte !
Pourquoi oublie-t-on que c'est ces jeunes-là qu'on envoie au front en d'autres temps, ceux-là aussi qui s'engagent et vont mourir en résistant ?
Je me souviens du cimetière allemand, croix noires alignées dans un cimetière normand, et l'âge inscrit sur les tombes, 17 ans, 18 ans, 19 ans… Il y en avait tellement, ils étaient si petits.

Alors, quand on vieillit, on déteste la jeunesse ? Ses exubérances, ses égarements, ses passions, sa bêtise même ?

Je reste sur ma position (suis-je la seule ?). Ce qui me choque, ce n'est pas ce qui choquent certains…
Ce qui me choque, ce sont les leçons de morale sur la manipulation de la part des maîtres en la matière, ce sont ces vieux dirigeants, vieux hommes et très grands patrons, qui font un monde à leur propre façon, inégal, et sans aucun scrupule, oui, ceux-là me choquent.

Allez les jeunes ! Sortez de terre !